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Septante exportateurs suisses partent à la conquête du marché chinois
 
Le 02-11-2018
de SOJH® - News des expositions

Du 5 au 10 novembre, Shanghai accueille la première Exposition internationale des importations. Trois mille entreprises étrangères y rencontreront 150 000 acheteurs professionnels chinois. Il s’agirait de la réponse de Pékin, à qui on reproche d’accumuler des excédents commerciaux faramineux

Equipements high-tech, machines-outils, pharma, medtech, alimentation, produits de ménage, horlogerie, mais aussi conseil (légal et finance) ou logistique. Autant de produits et services «Swiss made» qui seront présentés par 70 entreprises suisses (Nestlé, Swiss Post, Centravo, Laurastar, Kuehne + Nagel, Belux, Jura, Lindt, Vitra, Swiss Wine) à la première Exposition internationale des importations en Chine qui aura lieu du 5 au 10 novembre à Shanghai. Objectif: atteindre le 1,2 milliard de consommateurs du pays.

L’économie suisse n’a en effet pas lésiné sur les moyens pour assurer que sa présence ne passe pas inaperçue. La Confédération non plus. Elle a financé le pavillon national suisse, une structure de 136 mètres carrés sur deux étages. Il abritera une carte géante 3-D, interactive et en réalité augmentée, de la Suisse. Les visiteurs, en se connectant avec leur téléphone mobile, pourront se rendre virtuellement aux lieux choisis. Un salon avec une ambiance typiquement alpine reconstituée, avec possibilité de déguster mets et boissons suisses, accueillera les exportateurs et les acheteurs chinois.

Alain Berset renonce

La délégation suisse sera menée par la directrice du Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch. Il était d’abord prévu que le président de la Confédération Alain Berset participe à la cérémonie inaugurale lundi matin. Il a finalement décliné l’invitation, notamment parce qu’il n’a pas été assuré d’avoir un tête-à-tête avec le président chinois Xi Jinping.

Au total, quelque 3000 entreprises étrangères de 130 pays et quelque 150 000 acheteurs professionnels chinois sont attendus à Shanghai. Malgré les tensions commerciales entre Pékin et Washington, les grands noms américains – General Motors, Ford, Microsoft, Wal-Mart et Tesla – auront pignon sur rue. Même Facebook, qui est bloqué en Chine, et Google, qui s’est retiré du pays en 2010, seront présents. Les deux géants technologiques souhaitent, à terme, se développer sur ce lucratif marché.

Situation privilégiée pour les Suisses

Mais les exportateurs suisses sont déjà privilégiés sur le marché chinois grâce à l’accord de libre-échange Suisse-Chine, signé le 1er juillet 2013 et entré en vigueur une année plus tard. «Depuis sa mise en œuvre, nos exportations ont augmenté par rapport à d’autres pays qui n’ont pas le même accès au marché chinois, affirme Yves Morath, directeur de Swiss Business Hub (Chine). Ce n’est certes pas toujours facile, mais au fil des années, les deux côtés maîtrisent mieux les mécanismes.»

La progression des échanges est manifeste. Les exportations suisses sont passées de 9,3 milliards de francs en 2012 à 23,7 milliards en 2017. Les importations ont aussi augmenté mais de façon plus modeste, passant de 10,3 milliards à 13,1 milliards pour la même période. Ainsi, la Suisse est parmi les rares pays qui comptabilisent un excédent commercial avec la Chine, deuxième puissance commerciale mondiale. Grâce à ses excédents, Pékin s’est constitué des réserves en devises étrangères à hauteur de 3235 milliards de dollars en 2017.

Importance politique

Qu’est-ce qu’une participation à l’Exposition internationale des importations apporterait de plus aux entreprises suisses? «Il est difficile de répondre à cette question de façon précise, admet Yves Morath. En revanche, nous avons compris l’importance politique de notre présence à cette plateforme. De toute façon, elle nous donne une nouvelle occasion d’exposer notre savoir-faire.» Selon lui, c’est la première fois que la Suisse est représentée par une si forte délégation commerciale.

Aux yeux de diplomates étrangers, il ne fait pas de doute que l’Exposition internationale des importations constitue une tentative de réponse aux nombreux Etats qui se plaignent des conditions d’accès difficiles pour les entreprises étrangères au marché chinois. Dans une chronique publiée à quelques jours de l’inauguration, Jean-Maurice Ripert, ambassadeur de France en Chine, et Clemens von Goetze, son homologue allemand, ont souhaité que le président chinois saisisse cette occasion pour approfondir les réformes économiques et surtout pour ouvrir davantage le marché chinois.

«Nous demandons que les entreprises étrangères jouissent des mêmes conditions opérationnelles que leurs concurrents chinois, ont-ils écrit. Il ne suffit pas de baisser les droits de douane; il faut aussi abolir l’obligation aux investisseurs étrangers de s’allier avec un partenaire local pour pouvoir opérer en Chine.» Les deux diplomates insistent également sur une meilleure protection contre les contrefaçons.

Ram Etwareea
LE TEMPS

 



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