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Baselworld doit poursuivre sa mue
 
Le 14-03-2018
de SOJH® - News des expositions


Horlogerie. Durant cette édition du 22 au 27 mars, l’exposition verra son nombre d’exposants divisé par deux pour se porter entre 600 et 700.

La reprise dans l’industrie horlogère devrait se poursuivre cette année. Les experts sont confiants avant Baselworld qui ouvre ses portes le 22 mars avec la moitié moins d’exposants. Le Salon mondial de l’horlogerie et de la bijouterie n’échappera toutefois pas à une réforme. «L’horlogerie est dans une phase de reprise prudente mais continue», a déclaré Karine Szegedi, associée responsable Fashion & Luxury au sein de Deloitte. La Chine enregistre une bonne progression, Hong Kong se reprend tout comme l’Europe. Si les ventes aux Etats-Unis sont plus mitigées, certaines marques y ont dégagé une croissance, ajoute-t-elle.

Les livraisons de montres suisses en direction des Etats-Unis ont diminué de 1,9% en janvier, en comparaison annuelle. Le recul du marché américain dure depuis plus de deux ans, selon la Fédération horlogère (FH). Ceci alors que les exportations horlogères suisses ont bondi de 12,6% à 1,6 milliard sur la même période.

Selon Jean-Daniel Pasche, président de la FH, une explication réside peut-être dans la montée en puissance du commerce numérique aux Etats-Unis. Les ventes réalisées via des plates-formes de distribution à l’étranger ne sont pas comptabilisées dans les échanges commerciaux entre la Suisse et les Etats-Unis.

L’année 2017 a été marquée du sceau de la reprise. Les exportations horlogères de la Suisse ont enregistré une hausse de 2,7% à près de 20 milliards de francs.

Pour 2018, certains experts s’attendent à une progression de 4% des exportations horlogères. De son côté, Jean-Daniel Pasche estime que la croissance sera certainement du même ordre de grandeur qu’en 2017. «Cela reste difficile à estimer car on a qu’un mois de recul», ajoute-t-il.

Si l’horlogerie suisse connaît à nouveau de la croissance, «le marché a changé», observe Karine Szegedi. Les marques ont revu leur nombre de références à la baisse pour avoir des collections plus cohérentes et une image plus claire. «Il n’est plus aussi aisé de vendre des montres à n’importe quel prix. Les clients sont plus informés et exigent une meilleure adéquation entre le produit et le prix». Malgré la reprise constatée dans l’horlogerie, Baselworld doit poursuivre sa mue. «Le temps où 30% de la production était vendue ou pré-vendue à Bâle est révolu», note Karine Szegedi.

Le salon n’est probablement plus aussi pertinent à l’ère numérique. Les acheteurs ne souhaitent plus attendre plusieurs mois pour obtenir leurs commandes. Les marques veulent dorénavant présenter leurs nouveautés tout au long de l’année et cherchent donc à réduire les temps de commercialisation des nouveaux produits, explique l’associée de Deloitte.

Le Salon international de la haute horlogerie (SIHH) de Genève et ses annexes font aussi concurrence. Durant le dernier SIHH, le groupe LVMH, présent à Baselworld, a ainsi présenté des collections sur un bateau à quai. «Les clients ne veulent pas forcément venir deux fois en Suisse en deux mois», remarque Karine Szegedi.

S’il reconnaît que les visiteurs étrangers aimeraient que les deux salons aient lieu plus ou moins à la même période, Jean-Daniel Pasche estime que les deux se complètent. Il rappelle que «Baselworld est l’exposition horlogère la plus importante au monde et que cela est important qu’elle ait lieu en Suisse».

Durant cette édition qui se tiendra du 22 au 27 mars, Baselword verra son nombre d’exposants être divisé par deux pour se porter entre 600 et 700, contre 1300 en 2017. L’an dernier, les exposants avaient pourtant déjà baissé de 200.

Une contre-manifestation

Certains sous-traitants déçus de Baselworld ont décidé d’organiser une contre-manifestation à La Chaux-de-Fonds durant le Salon et l’ont nommée «Technical watch­maker show». Les huit entreprises qui y participent n’ont finalement pas loué un espace mais ont décidé d’ouvrir leurs portes aux professionnels de passage en Suisse. Des démonstrations de savoir-faire, des structures pour accueillir les visiteurs et des navettes sont prévues. Le directeur de la société Horotec, Eric Zuccati, explique que Baselworld ne souhaite apparemment plus de sous-traitants. «Cela n’a jamais été formalisé clairement, mais nous savons que des acteurs de la sous-traitance se sont vu refuser d’exposer».

AGEFI

 



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