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Le « concept 2.0 » préparé par Hublot sera un brouet californien
 
Le 13-04-2018
de Business Montres & Joaillerie

Le « concept 2.0 » préparé par Hublot sera un brouet californien corrigé par une sauce italienne

On vient d’en apprendre un peu sur la connexion triangulaire qui va s’établir entre l’Italie, la Suisse et les Etats-Unis : la prochaine Ferrari 100 % électrique sera connectée à son pilote par une montre suisse développée en Californie…

Pendant Baselworld, c’est avec un grand clin d’œil complice en direction de Jean-Claude Biver que Ricardo Guadalupe nous avait annoncé « pour bientôt » une mutation vers un univers « Hublot 2.0 », qui ne se limiterait pas aux tables de jeu qui permettaient de faire librement apparaître – à portée de main – les montres de la collection 2018 sur les pupitres à l’entrée du stand. « Hublot 2.0 » qu’on nous promettait comme une entrée dans le monde de la « mobilité ». Une indiscrétion en Italie – du côté de chez Ferrari – a d’abord permis de comprendre que la manufacture suisse serait associée de près au nouveau concept de Ferrari 100 % électrique développé dans le plus grand secret à Modèle : rien de bien étonnant dans ce partenariat, parfaitement logique dans l’esprit de la coopération à 360° établi entre Hublot et Ferrari. Et, surtout, pas de quoi en faire un mystère dans le goût « mutation Hublot 2.0 » : on a donc tout rangé dans un coin de notre mémoire pour passer aux nouveautés de l’année, déjà très substantielles…

C’est de Californie, un peu par hasard, qu’est venu le complément d’information sur ce mystère « Hublot 2.0 », à quelques semaines de la prochaine WWDC Keynote d’Apple, prévue pour le 4 juin prochain. Dans l’écosystème extraordinairement confiné que constitue la Silicon Valley (tous les anciens de toutes les marques fréquentent tout le temps tous les nouveaux de toutes les marques) et dans le huis-clos consanguin que sont les cafeterias high-tech où s’abreuvent les plus audacieux des cerveaux mondiaux, quelques blogueurs indiscrets ont fini par repérer des montres qui n’avaient rien d’habituel aux poignets de certains développeurs d’Apple (c’est ainsi que Business Montres avait anticipé le lancement, par des Sino-Californiens ultra-branchés, de la Tambour Horizon connectée de Louis Vuitton). L’apparition de telles montres « expérimentales » dans la Silicon Valley n’a rien d’exceptionnel – d’autant que rien n’indiquait la moindre marque sur le cadran. Sauf que quelques petits malins ont vite décodé les marqueurs identitaires des prototypes qui prenaient l’air hors des « salles blanches » d’Apple, notamment le style très particulier des vingt vis qui cloutaient la tête de la montre (douze autour du cadran, quatre sur les « oreilles » – qui sont aussi un marqueur identitaire très repérable – et quatre sur les attaches du bracelet…

Il n’en fallait pas plus pour découvrir le pot aux roses : l’annonce faite à la prochaine « keynote » (conférence) d’une nouvelle « Hublot Concept 2.0 », associée à l’image de Ferrari (on suppose qu’elle déverrouillera les portes du bolide électrique et qu’elle servira de relais aux data échangées entre le pilote et la voiture) et à l’image d’Apple, puisqu’il s’agira de la version la plus « luxe » des nouvelles Apple Watch 3. Voilà qui est excellent pour l’image « high end » (haut de gamme) d’Apple autant que pour l’image « high tech » de Hublot. Pour Business Montres, il suffisait de remonter la filière depuis la Californie, pour arriver jusqu’à Nyon (Suisse), d’où il était possible de remonter jusqu’au studio de design horloger de Patrick Freiburghaus (Bienne), chargé de peaufiner dans le plus grand secret le style suisse de la nouvelle « Hublot Concept 2.0 » (ci-dessous). L’équipe de projet d’Apple a simplement basculé sur le côté l’écran classique d’une Apple Watch pour la reconfigurer dans un mode Swiss Made irréprochable (la production des principaux éléments de la montre – à l’exception de la composante iOS – se fera dans les nouveaux ateliers suisses du Research and Development Institute de la branche suisse du groupe LVMH, placés sous le commandement de Guy Sémon). Le style d’un chronographe classique a été maintenu pour émuler les différentes fonctions connectées, le cadran ci-dessus n’étant qu’une des options retenues et restant celui d’une montre « traditionnelle ». Les marqueurs identitaires Ferrari (les touches de rouge, le « cheval cabré », etc.) devraient être apposés par le suite…

L’arrivée sur le marché de cette « Hublot Concept 2.0 » est prévue pour l’automne 2018 ou la fin de l’année, à un prix public estimé de 7 500 dollars, ce qui en fera la plus coûteuse – et la plus « luxe » – des montres connectées du marché en même temps qu’une des Hublot les plus « accessibles » de la collection. Les spécialistes auront noté que Tim Cook, qui cherchait à tout prix à caler son image de « smartwatch de luxe » pour réaffirmer ses ambitions sur le haut de gamme de la carpo-révolution, a délibérément choisi la discontinuité par rapport au style habituel de Jony Ives (le designer de l’Apple Watch), trop influencé à son goût par le germano-minimalisme d’un Dieter Rams : c’était apparemment le prix à payer pour donner à une Apple Watch vraiment haut de gamme cette image « suisse » qui reste depuis toujours attachée aux plus belles montres à travers le monde : un hommage du vice à la vertu ?

Par Grégory Pons

 



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