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SÉRIEUX, S'ABSTENIR #04 - Une curieuse petite annonce d'emploi, avec plein de candidats pour le p...
 
Le 11-01-2018
de Business Montres & Joaillerie

Histoire de détendre un peu l'atmosphère, on a découpé une étrange petite annonce d'emploi tout ce qu'il y a de plus officielle. Ce qui est moins officiel, c'est la liste des candidats que nous adressons à cette occasion aux autorités de la Confédération…

C’est un effet de la transparence chère aux bureaucrates de l’administration fédérale suisse. C’est sur petite annonce que la Confédération recrute le futur chef de ses légions d’espions. Pourquoi pas ? C’est un canal de communication comme un autre : il vaut bien les combinaisons républicaines en ateliers de perfection chères au génie français, les ukases moscovites, les audiences télévisées devant les parlementaires américaine ou les palabres sous le baobab de la sagesse post-coloniale africaine. D’autant que, dans le milieu horloger, les « génies des alpages », les « serial killers » de marques et les « Mozart de l’esbroufe » – bref, les bons candidats disponibles – ne manquent pas, dans tous les styles et à tous les prix.

• Pour le futur James Bond confédéral, en mode hédoniste tendance cubano-écossaise (pour les cigares et pour le vieux malt), il faut suggérer le recrutement d’urgence d’Aldo Magada (ex-Zenith) – il a la rondeur rassurante qui n’inquiètera pas les chancelleries concurrentes et le savoir-faire communicatif qui rendra plus efficaces les services secrets bernois…

• On pourrait également opter pour Stephen Urquhart (ex-Omega) : il a la rondeur diplomatique requise, la pratique de l’anglais sans accent vaudois, le bon handicap au golf et, depuis le temps qu’il fréquente le vrai James Bond, il a eu le temps d’apprendre quelques tours de magie du fameux agent secret…

• Il serait dommage de se priver des talents d’un Marc Hayek (Swatch Group), qui s’ennuie à mourir avec ses différentes marques (c’est peut-être pour ça qu’elles sont aux abonnés absents) et qui trouverait dans ce nouveau job de quoi assouvir les seules vraies passions de son existence : les meilleurs millésimes, les bolides et les palmes (non académiques : on lui connaît peu de diplômes) – soit exactement la panoplie opérationnelle qu’il trouvera dans sa boîte à outils de maître-espion confédéral. Saint Nicolas de Flue, priez pour lui trouver un full time job…

• Inutile de vous expliquer comment on pourrait donner une impulsion majeure à la future « CIA suisse » en rappelant aux affaires notre ami Thierry Nataf (ex-Zenith) : on imagine tout de suite de mirobolantes opérations secrètes et le restylage du personnel (ambiance Blues Brothers, solaires Vuarnet, costume Tom Ford, doudoune Alexander McQueen, cartable Louis Vuitton, holster Hermès). Devant ce réinventeur de la Haute Espionnite, les Mata Hari des services secrets ennemis tomberaient comme des mouches…

• On ne peut que rêver du fabuleux destin qu’un Jean-Daniel Pasche (Fédération horlogère suisse) se trouverait aux commandes de la paisible administration du renseignement de la Confédération : comme il n’y a plus que lui qui pense être à la tête de la FH, son exfiltration vers une responsabilité 100 % bernoise ne serait pas remarquée et il me manquerait à personne. N’affiche-t-il pas toutes les qualités de docilité requises pour un poste de hautes responsabilités en matière de renseignement (domaine où il a toujours fait preuve de la plus extrême transparence) ? N’a-t-il pas l’échine assez souple pour inspirer confiance aux plus retors des machiavéliques « renards » de la Coupole et n’a-t-il pas les genoux assez calleux après des lustres de bienfaisantes génuflexions devant les puisssants de la branche ? Ne maîtrise-t-il pas à la perfection ce subtil exercice qu’est l’art de parler pour ne rien dire et de toujours rhabiller la réalité dans la ouate vaporeuse et enfumée des plus déroutantes banalités ? L’horlogerie se doit de céder le talent d’un tel « édredon exterminateur » à l’administration bernoise qui en a tant besoin…

• Enfin, comment ne pas imaginer un Jean-Marc Jacot (ex-Parmigiani) aux commandes des services secrets helvétiques, fauteuil réservé de droit divin aux ténors de leur profession ? En quelques années, on comblerait les grands lacs alpins avec les déficits himalayesques de l’administration confédérale (que de terrains disponibles pour y construire des manufactures inutiles !), il ouvrirait des Swiss Spy Shops de haut luxe (SSS) dans les grands shopping centers de cette planète et Berne connaîtrait enfin ce doux vertige qui consiste à perdre chaque année toujours plus d’argent avec toujours moins de résultats concrets !

 



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