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Breguet expose son histoire au Kremlin
 
Le 03-10-2018
de SOJH® - News des musées

À l'occasion de l'ouverture de sa nouvelle boutique à Moscou, Breguet y expose certaines pièces anciennes issues de son musée parisien.

Le 3 octobre 2018, la Maison Breguet inaugure sa nouvelle boutique à Moscou, à proximité du Kremlin, dans le prestigieux centre commercial GUM. C'est dans cet écrin, sous les arches majestueuses de ce bâtiment historique, que la Manufacture a choisi d'installer un espace d'exposition présentant des pièces anciennes issues du musée Breguet de Paris.

Constamment enrichi par de nouvelles acquisitions, ce musée est situé au premier étage de la boutique emblématique de la Maison, Place Vendôme. il présente une centaine d'objets prestigieux parmi les quelques 200 pièces historiques que possède Breguet. Principalement centrée sur l'œuvre du fondateur Abraham-Louis Breguet, cette collection présente également des pièces illustrant l'histoire ininterrompue de la marque de 1775 à nos jours. il s'agit de la plus grande exposition permanente de pièces Breguet au monde. D'autres objets provenant du musée Breguet sont exposés au musée de Zurich ainsi que périodiquement dans l'antenne de Shanghai. Un espace dédié aux pièces historiques verra également le jour dans la boutique de Moscou dès octobre.

La Maison Breguet possède de nombreuses pièces suscitant l'émerveillement, telles que des montres de poche à tourbillon historiques datant du début du XIXe siècle. L'invention du mécanisme à tourbillon par Abraham-Louis Breguet en 1801 a d'ailleurs bâti sa réputation, faisant de lui l'un des précurseurs des plus grandes complications de l'horlogerie moderne.
Les chefs-d'œuvre Breguet peuvent être admirés dans plusieurs musées européens. Le caractère génial des œuvres d'Abraham-Louis Breguet a rapidement attiré les collectionneurs. Dans les années 1780, la reine Marie-Antoinette et le duc dOorléans ont certainement été les premiers à collectionner les créations du maître, alors au début de sa carrière. Aujourd'hui, Breguet est le seul horloger à être honoré par certains des plus grands musées du monde tels que le Louvre, le Kremlin, le British Museum et le Musée national suisse.

Musée des Arts et Métiers, Paris

Le visiteur du célèbre Musée des Arts et Métiers de Paris parcourt au fil des salles les deux siècles de réalisations de la famille Breguet, de l'horlogerie à l'aviation, en passant par l'électricité. Ingénieur et industriel britannique, Sir David Lionel Salomons offre au Musée des Arts et Métiers à Paris l'une des plus belles pièces de sa collection, la montre N° 92, souvent considérée à juste titre comme la plus élaborée sur le plan technique juste après la « Marie-Antoinette ». Faite par Breguet pour son ami le duc de Praslin, il s'agit d'une pièce à double face et à grandes complications.

Autre pièce exceptionnelle signée Breguet à admirer dans ce musée, l'horloge murale No 3177 vendue au roi Louis XVIII en 1821. Cette pendule possède deux cadrans, deux mouvements et deux balanciers à mouvement opposé. Elle a été présentée par Breguet à l'occasion de la grande exposition industrielle de 1819, témoignant ainsi des avancées technologiques dans les différentes branches de l'industrie française. Ayant cependant été invité à devenir membre du jury, Breguet s'est senti moralement contraint d'exposer hors compétition.

Le Louvre, Paris

inventeur du ressort-timbre et de plusieurs mécanismes à sonnerie, Abraham-Louis Breguet est le père de toutes les montres à répétition modernes. Quelques-unes de ses pièces à répétition des quarts peuvent être admirées dans ce musée mondialement connu. Toutefois, l'une des montres à répétition les plus spectaculaires de la collection du Louvre est exposée au Musée national du château de Fontainebleau. Ce garde-temps, le No 2585, est une montre à répétition des demi-quarts munie de complications qui appartenait au prince Camille Borghèse, gouverneur du Piémont, époux de Pauline Bonaparte.

Musée national suisse, Château de Prangins, Suisse

Acquise en 1798 par Napoléon Bonaparte, la pendulette de voyage Breguet No 178 est exposée au Château de Prangins parmi les pièces phares du Musée national suisse. Elle faisait partie d'un achat de trois garde-temps destinés à compléter l'équipement de guerre du général Bonaparte, un mois avant le début de la campagne d'Égypte. Très innovante, cette pendulette a déjà, de par sa technique et ses formes, un aspect similaire à celui de la quasi-totalité des pendulettes de voyage produites en France tout au long du XIXe et au début du XXe siècle.

Musée de la Science et de la Technologie Léonard de Vinci, Milan

Cet immense musée italien consacré à la science et à la technologie entraîne le visiteur dans un voyage à travers l'histoire de l'horlogerie et présente des garde-temps Breguet, tels que des montres de souscription. Ces garde-temps d'un diamètre relativement important comprenant une seule aiguille sont équi- pés d'un mouvement spécial d'une grande simplicité. ils étaient conçus pour être aussi bien fiables qu'abordables. Ces montres étaient commercialisées par le biais d'une souscription : le paiement initial était équivalent au quart du prix de chaque commande. Elles ont connu un vif succès et ont attiré une nouvelle clientèle, toujours plus nombreuse.

Victimes de leur succès, les garde-temps Breguet sont rapidement devenus une cible de choix pour les faussaires si bien qu'en 1795, Breguet décide de graver une signature quasi-invisible sur le cadran pour permettre de l'authentifier. Aujourd'hui encore, cette « signature secrète » vient orner la plupart des cadrans Breguet.

British Museum, Londres

Parmi les pièces exposées au British Museum de Londres, la montre N°169 a été fferte en 1809 par Abraham-Louis Breguet à l'horloger anglais John Arnold en gage d'amitié. Breguet envoie d'ailleurs son fils unique Antoine-Louis faire son apprentissage à Londres dans l'atelier dArnold, le meilleur endroit pour se former, selon lui. De son côté, le fils d'Arnold en fait de même en intégrant les ateliers de Breguet au Quai de l'Horloge à Paris.

Autre pièce exceptionnelle à admirer dans ce musée, le garde-temps No 2741, une montre de marine avec un compteur des secondes et des minutes indépendant. Ce modèle réalisé en 1813 a été utilisé par Breguet pour diverses expériences avant d'être vendu. il a fallu attendre sa nomination au poste d'horloger de la Marine Royale française en 1815 pour qu'Abraham-Louis Breguet commence à fabriquer des chronomètres de marine de manière régulière. Pendant plusieurs décennies, le ls et le petit- ls de Breguet ont continué à fournir des chronomètres à la Marine et à la Marine marchande.

Nombreuses sont les institutions qui possèdent d'importantes collections de montres et de pendules Breguet, mais la majeure partie de ces créations appartiennent aujourd'hui à des collectionneurs privés. C'est le cas notamment de la pendule Sympathique No 666 avec sa montre No 721 vendue au futur roi George IV d'Angleterre, qui appartient aujourd'hui à s.M. la reine Élisabeth et qui est utilisée par S.A.R. le prince Philip, duc d'Édimbourg. Cette pendule est munie d'un réceptacle qui accueille la montre et peut ainsi la remonter et la mettre à l'heure automatiquement. Le terme « sympathique » a été choisi par Breguet pour exprimer la notion d'harmonie et de « symbiose » entre les deux objets. Bien que la pendule sympathique ait contribué à la renommée de Breguet, elle reste très complexe à fabriquer. Les cinq exemplaires, tous différents, vendus par Abraham-Louis Breguet jusqu'à sa mort ont été achetés par des rois ou des princes. Lorsqu'en 1833 son petit-fils Louis-Clément Breguet reprend les rênes de l'entreprise, succédant ainsi à son père, il dépose le brevet de la pendule sympathique en la dotant d'une nouvelle fonction de remontage.

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