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Depancel, des montres de luxe créées sur commande et vendues sur Internet
 
Le 25-04-2019

Clément Meynier, ancien ingénieur physicien, a créé Depancel après avoir passé un brevet d’horloger à Genève. La marque s’apprête à lancer une deuxième collection.

Clément Meynier est passionné d’horlogerie. « J’ai toujours été fasciné par le mécanisme : comment est-il possible qu’il fonctionne avec autant de précision ? », confie-t-il. À 30 ans, il est à la tête de Depancel, marque de montres made in France basée dans le Jura.

Après quelques mois en tant qu’ingénieur physicien - sa formation - à l’organisation européenne pour la recherche nucléaire (Cern), à Genève, il démissionne fin 2015. « Je travaillais sur un projet qui aboutira en 2100… C’était abstrait », sourit-il. Après un brevet d’horlogerie passé en Suisse, il lance sa marque en 2018.

Le bracelet en cuir des montres haut de gamme, vendues entre 385 et 585 euros, est issu d’Espelette (Pyrénées-Atlantiques). Les différents cadrans sont réalisés par des artisans français. Seule la base mouvement des aiguilles est issue du Japon. L’assemblage de la montre est réalisé par des sous-traitants, à Besançon (Doubs). « Ce sont des horlogers artisanaux, avec un vrai savoir-faire, souligne le PDG. À court terme, j’aimerais intégrer une partie de la production à l’entreprise. »

Une production lancée à la commande

La société compte cinq salariés. Avec 1'150 montres vendues en à peine un an, le chiffre d’affaires s’élève à environ 450'000 euros. « C’est largement au-dessus de nos attentes », se réjouit Clément Meynier. Une deuxième collection, avec un cadran rectangulaire, va être lancée au début de l’été, après une consultation des clients en ligne, « pour coller le plus possible à leurs attentes », insiste le dirigeant.

Depancel s’appuie sur un mode de commercialisation innovant. L’achat des montres ne se fait que par Internet. La production est lancée à la commande. « Cela évite, comme peuvent le faire de grandes marques, de créer un stock trop important pour qu’il soit ensuite détruit », explique Clément Meynier. Un magasin éphémère devrait ouvrir, à Paris, début 2020. Le PDG aimerait, d’ici 2021, ouvrir une boutique physique avec un atelier de production à l’intérieur.

Les montres sont distribuées sans aucun intermédiaire, permettant ainsi de baisser sensiblement leur prix. Une montre d’une même qualité est vendue 500 euros par Depancel contre 1500 euros chez ses concurrents internationaux. « C’est la seule manière pour nous de se différencier des mastodontes comme Rolex, Swatch ou Tissot », fait valoir le patron.

le Parisien

 



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