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Quand sir Patrick Stewart jetait son dévolu sur une Rolex
 
Le 30-10-2019

Il est de ces acteurs dont le talent nous parle. Depuis plus de quatre décennies. Bonne nouvelle, à 79 ans, l’immense sir Patrick Stewart, alias professeur Charles Xavier dans X Men, n’est pas près de tirer sa révérence.

On vient de l’apprendre, sir Patrick sera de retour dans la saga qui l’a fait connaître dans le monde entier. Vous l’aurez deviné, il s’agit de Star Trek et du fameux capitaine Jean-Luc Picard ! Alors forcément, quand il nous parle de montres, il nous télétransporte !

Si la science vous dotait d’un super-pouvoir, lequel choisiriez-vous ? Et a contrario, celui que vous ne voudriez surtout pas avoir ?

C’est très facile. Je ne voudrais en aucun cas pouvoir lire dans l’esprit des gens comme le professeur X que j’ai incarné tant d’années dans la saga des X Men. Je ne veux pas savoir ce que les gens pensent. Cela ne m’intéresse pas. Si je devais maintenant avoir un super-pouvoir, je dirais que celui de me télétransporter, comme les héros de Star Trek, me botterait bien. Comme je déteste passer ma vie dans les avions, j’aimerais bien une montre équipée d’un tel système…

Et si vous disposiez d’une montre vous permettant de voyager dans le temps, cap sur le passé ou l’avenir ?

En tant qu’acteur shakespearien classique, j’ai toujours eu une fascination pour la manière dont ses pièces étaient jouées à l’origine. Donc, une place au premier rang lors de la première de Hamlet au Globe Theatre me satisferait pleinement. Au fond, je ne pense pas que j’aurais aimé vivre à l’époque élisabéthaine, mais j’aimerais juste voir le travail des acteurs de l’époque.

Vous portez aujourd’hui un magnifique costume griffé Paul Smith et une montre IWC Schaffhausen. À quoi ressemble le dressing de sir Patrick ?

La description de mon dressing n’a rien à voir avec celle que j’aurais pu vous donner avant de rencontrer ma femme. C’est elle qui en a pris le contrôle ! (rires) Je me souviens très bien du jour où elle m’a demandé de mettre 16 costumes dans un grand sac poubelle noir. Direction l’Armée du Salut. Et bien sûr, elle avait totalement raison. Tout cela fait partie de la mentalité de pauvre que j’ai traînée une grande partie de ma vie. J’ai grandi dans une famille fauchée. Une famille où nous tirions vraiment la langue. Acheter des vêtements neufs, c’était superflu. L’idée de ne pas porter une chemise, une veste, un pantalon jusqu’à la corde a longtemps été un anathème pour moi. J’ai eu la chance de rencontrer un styliste à New York qui, de concert avec ma femme, m’a donc refait ma garde-robe. Quant aux montres, je me suis longtemps senti coupable d’en acheter des belles, des luxueuses, des pas comme les autres. Je ne voulais pas qu’on dise de moi « Tiens, encore un acteur qui frime ! ». Jusqu’au jour où j’ai compris qu’il n’y avait pas de honte à acheter ce qui est beau, ce qui fait plaisir, ce qui vous procure des sensations ! Il m’a fallu du temps pour accepter le fait que j’avais le droit, surtout après tant d’années de travail, de m’offrir certaines satisfactions. Et les montres y contribuent beaucoup !

"Elle m’a amené dans une bijouterie de Beverly Hills et j’ai choisi une Rolex. Toutes mes économies y sont passées."
Sir Patrick Stewart

Pourquoi cela ?

Parce que c’est bien plus qu’un simple objet qui donne l’heure. Derrière chaque montre, il y a une idée, un dessin, un concept, une trouvaille, une innovation et l’envie de l’horloger de se différencier ou de se surpasser.

Possédez-vous toujours les costumes du commandant Jean-Luc Picard ?

Oui, absolument, d’ailleurs j’ai une anecdote à ce propos. Je me suis trouvé un jour sur le talk-show de Conan O’Brien, et quand il m’a demandé si j’avais gardé mon costume de Star Trek, j’ai bien été obligé de lui dire « non ». À la fin du tournage de la série, j’ai essayé de récupérer mon costume du capitaine Picard. J’ai même proposé de l’acheter ou d’en faire une réplique. Mais la Paramount a refusé, prétextant que ce costume était une vraie pièce de musée. Un an plus tard, je reviens chez Conan, qui me dit : « Au fait, on a quelque chose pour toi ! » Il avait appelé la Paramount pour plaider ma cause, et avec succès ! Le costume est aujourd’hui dans mon dressing et il n’en bougera pas.

Vous qui êtes citoyen britannique, vous souvenez-vous de la première fois que vous avez posé vos valises aux États-Unis ?

La première fois, c’était à Los Angeles. Je suis venu en 1968 et 1969 avec la Royal Shakespeare Company pour y jouer aux Arms. Je suis alors tombé éperdument amoureux de la Californie du Sud et de Los Angeles, de l’Armisen Theater et des hamburgers de chez Tommy’s. (rires) J’ai beaucoup aimé la gentillesse des gens et la facilité à se déplacer en ville. Évidemment, on parle de 1968. Cette histoire d’amour aura finalement duré assez longtemps. J’ai vécu dans la cité des Anges pendant 17 ans, puis je suis rentré chez moi. À l’époque, quand j’ai finalement décidé d’aller vivre à Hollywood, j’ai eu l’immense plaisir de rencontrer Eva Marie Saint, Rod Steiger et puis Karl Malden à l’occasion d’une soirée mondaine. Le premier conseil que j’ai reçu, c’est Eva qui me l’a donné. Elle m’a dit : « À Hollywood, les apparences comptent beaucoup. La montre que tu portes actuellement est minable. Il faut t’acheter une tocante qui en mette plein la vue. Lorsque les producteurs te reçoivent dans leurs bureaux, ils doivent se dire : “Waouh, ce môme-là doit être bon. Vise un peu la montre qu’il a pu s’offrir avec ses cachets !” Elle m’a donc amené dans une bijouterie de Beverly Hills et j’ai choisi une Rolex. Toutes mes économies y sont passées. Pendant des mois, je me suis retrouvé au régime nouilles et patates à l’eau ! (rires)

"L’industrie horlogère ne cessera jamais de m’épater."
Sir Patrick Stewart

Qu’est-ce qui vous fascine le plus dans les montres d’aujourd’hui ?

La miniaturisation, la sophistication. Cette industrie ne cessera jamais de m’épater. On dit souvent que tout a été inventé en horlogerie, et pourtant il y a des brevets déposés constamment. Comme je vous le disais tout à l’heure, j’ai grandi dans une famille sans un sou. Nous ne disposions même pas d’un gramophone et encore moins d’un lecteur de CD ! Lorsque nous voulions écouter la radio, nous devions la brancher sur une batterie. Pas une batterie au lithium comme il en existe aujourd’hui, mais une batterie de voiture ! Aujourd’hui, vous avez des montres qui peuvent mémoriser des chansons, des informations, des photos… C’est comme si vous aviez un ordinateur au poignet. Fascinant !

Des personnalités, vous en avez rencontré des milliers dans votre vie. Quelle est celle qui portait la montre la plus insolite ?

Le chanteur Sting ! Nous sommes en 1989. Je me trouve au Mexique, dans les Studios Churubusco. On y tournait ce merveilleux film de David Lynch qui s’appelle Dune. Je me souviens qu’il régnait sur le set comme une ambiance de fête. À un certain moment, j’ai demandé à mes collègues ce qui se passait. L’un d’entre eux m’a répondu : « Comment ! Tu n’es pas au courant ? Il y a Sting qui va rejoindre l’équipe. » J’étais tout étonné, car je ne connaissais pas Sting, dont le nom, déjà, me paraissait bizarre. Un beau jour, je me suis donc retrouvé devant lui et je lui ai demandé s’il était bien musicien et de quel instrument il jouait. « De la guitare basse », m’a-t-il répondu. Et avec quel groupe ? « Avec The Police ! » Avec des policiers, vraiment ? C’est vous dire mes connaissances musicales dans les années 1980. Bref, Sting avait une montre à cristaux liquides. Une montre toute simple, sans prétention. À son image…

HH Journal

 



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