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Jaquet Droz, mouvements et merveilles
 
Le 07-01-2019

La marque la plus confidentielle du Swatch Group célèbre les premiers pas de son fondateur en 1738. Et continue de défendre, dans son sillage, une esthétique singulière.

Pierre Jaquet-Droz était certes un excellent horloger qui enthousiasma les cours d'Europe - dont celle de Louis XVI et Marie-Antoinette - avec ses pendules ultrasophistiquées. Il était également un esthète passionné de mécanique qui, avec son fils Henri-Louis Jaquet-Droz et son fils adoptif Jean-Frédéric Leschot, déplaçait les foules grâce à des automates plus vrais que nature. Trois de ces androïdes sont encore «en activité» au musée d'Art et d'Histoire de Neuchâtel. L'Ecrivain, Le Dessinateur et La Musicienne, délicieusement désuets, continuent de fasciner les visiteurs avec les mécanismes prodigieux qu'ils ont dans le ventre et qui les mettent en mouvement.En plein siècle des Lumières, l'horloger et ses fils firent le tour du monde avec leurs inventions,jusqu'en Chine où certainespièces sont encore exposées à la Cité interdite.

«Nous voulons perpétuer cet art d'émerveiller, explique Christian Lattmann, président de cette marque horlogère rachetée par le Swatch Group en 2000, après avoir vivoté pendant un siècle. Nous sommes un label de niche, avec une petite production de quelque 3 000 modèles par an, et tenons à nous différencier par la créativité.»

Les collections Jaquet Droz d'aujourd'hui ne ressemblent en effet à aucune autre, chose suffisamment rare dans ce secteur pour être soulignée. C'est dans un bâtiment ultramoderne, tout vitré de noir, à La Chaux-de-Fonds, en Suisse, que des artisans œuvrent donc à fabriquer des montres animées et des cadrans richement décorés d'émail ou de sculptures miniatures. A leurs côtés, une dizaine d'horlogers montentet adaptent des mouvements Blancpain (autre marque de luxe du groupe).

Le saint des saints est l'atelier des automates. Il a été mis en place il y a trois ans après la sortiere marquée de la Bird Repeater en 2012, une montre à répétition minutes dotée d'oiseaux au nid qui s'animent à la demande. La marque est alors déjà bien connue pour ses grandes secondes ultrareconnaissables, mais elle décide de remettre les projecteurs sur les automates qui firent le succès de son fondateur. Ces garde-temps, aussi techniques qu'esthétiques, ont vite trouvé leur public. Ils touchent les collectionneurs sensibles au fait que «certaines montres donnent l'heure, quand d'autres racontent des histoires», répète Christian Lattmann.

Par Elodie Baërd
www.lefigaro.fr

 



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