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Chantal Prod'Hom: «Je porte mes montres selon l'humeur»
 
Le 11-05-2019

La directrice du Musée du design et des arts appliqués contemporains de Lausanne raconte le rapport qu’elle entretient avec sa montre et avec son temps

Elle présente en ce moment au Musée du design et des arts appliqués contemporains (Mudac) de Lausanne, qu’elle dirige, Sentir, ressentir, une formidable exposition sur le parfum et ceux qui le font. En 2015, dans Eloge de l’heure, Chantal Prod’Hom s’intéressait aux divers moyens inventés par l’homme pour signifier le temps qui passe. «Le sujet en était davantage la lecture de l’heure que l’horlogerie en soi. Pendant sa préparation, je me souviens avoir été frappée de constater à quel point l’heure est une convention à laquelle on ne fait plus vraiment attention», explique la directrice du Mudac, qui possède quelques belles montres. «Ce sont plutôt des objets de famille, comme une petite Santos de Cartier que j’aime beaucoup mais que je porte assez peu.»

Facile à porter
Déjà parce que Chantal Prod’Hom préfère des garde-temps de calibre disons plus costaud. Ensuite parce que, grande sportive, elle craint la maladresse, la chute ou le faux mouvement qui pourrait démolir ces fragiles mécaniques. «C’est pourquoi je suis passé à la montre en plastique», explique celle qui possède ainsi une douzaine de Swatch, toutes du même modèle: celui de base, pour homme, tout simple et tout rond. «Elles sont sobres, parfois graphiques. On n’est pas dans un design révolutionnaire, mais ce sont des montres faciles à porter et avec lesquelles on peut jouer, notamment au niveau des motifs et des couleurs.

J’en ai une orange, une verte, des grises et plusieurs noires, que je sors en fonction de mon humeur et de ma tenue vestimentaire. Il m’arrive d’en acheter de nouvelles dans les aéroports, lorsque je suis en voyage et que je tombe sur une pièce qui me tape dans l’œil et que je n’ai pas. La plus ancienne? Je dirai l’édition d’artiste d’Emmanuelle Antille avec son imprimé tatouage sur le bracelet et le cadran. J’aime bien l’idée de porter un objet qui est à la fois toujours le même et différent», continue Chantal Prod’Hom, qui entretient un rapport ludique mais aussi fonctionnel avec ces objets.

«J’ai un emploi du temps assez dense avec beaucoup de réunions. Ma montre est un instrument que je consulte au minimum une fois par heure. Le temps est quelque chose que je ressens comme plutôt stressant: je déteste attendre et faire attendre les gens. Cela dit, pour avoir travaillé en Afrique et aux Etats-Unis, où la notion d’horaire est plus élastique, je trouve qu’en Suisse on reste quand même très rigide sur cette question. Il m’est arrivé d’arriver pile à l’heure à des réunions fixées à 7 heures du matin et que les gens qui sont arrivés avant moi me regardent de travers. Il n’y a que dans notre pays qu’on vous juge pour votre ponctualité.»

Le Temps

 



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