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Swatch Group peine à sortir de son creux conjoncturel
 
Le 01-02-2019

Manque de diversification et problèmes de livraison ont péjoré l’exercice 2018 du groupe horloger.

Malgré une hausse de 14,8% de son bénéfice net à 867 millions de francs, et un chiffre d’affaires en augmentation de 6,1% à 8,475 milliards, le Swatch Group (Bréguet, Tissot, Longines, Omega, Swatch, Certina, notamment) déçoit les attentes des analystes consultés par l’agence AWP. Par rapport aux prévisions, les ventes sont inférieures de quelque 200 millions de francs et le bénéfice net de 110 millions. De même, le résultat opérationnel, à 1,15 milliard (+15,2% sur un an), est en dessous du 1,3 milliard espéré.

Dans le commentaire qui accompagne la publication de ses résultats, Swatch souligne que «les affaires ont connu un ralentissement sur les trois derniers mois, avec un mois de décembre particulièrement faible». Au début de janvier, le groupe Richemont (Cartier, Piaget, Vacheron Constantin, Jaeger-LeCoultre, entre autres) prévoyait aussi des résultats en demi-teinte. Les groupes horlogers suisses peinent à écouler leurs stocks, analyse Christophe Laborde, analyste chez Bordier & Cie: «Le très haut de gamme se porte bien, en revanche l’entrée et le moyen de gamme peinent à séduire la nouvelle classe moyenne asiatique, dont le pouvoir d’achat a augmenté.»

Chez Richemont, par exemple, le secteur joaillerie de Cartier se porte bien, alors que le volet horloger est encore à la peine. Au sein du Swatch Group, le joaillier américain Harry Winston s’envole, mais d’autres marques connaissent des difficultés de production et de livraison. Ainsi, Longines et Omega ont été confrontés à des problèmes dans la mesure où plusieurs usines de production dans l’habillage ont «travaillé à la limite de leurs capacités, voire au-delà», explique Swatch Group.

«Par contre, les groupes LVMH ou Kering, tirés par la mode et la maroquinerie avec respectivement Louis Vuitton et Gucci, s’en sortent beaucoup mieux», rappelle Christophe Laborde. «Pour les nouveaux acheteurs chinois, il est plus facile d’acheter un sac entre 700 et 2000 francs qu’une montre qui coûte de 4000 à 10 000 francs.»

Ivan Radja

Tribune de Gèneve

 



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