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Double pouvoir de diversification des petites et moyennes entreprises
 
Le 26-11-2018

D’un point de vue européen, les «smallcaps» et «midcaps» américaines sont à la fois moins corrélées aux grandes capitalisations du S&P 500 et profiteraient davantage des variations du dollar.

La volatilité que cause notamment le Brexit sur les actions britanniques et européennes amène les investisseurs à s’interroger sur le potentiel de diversification du marché américain. C’est du moins ce que suggère Jodie Gunzberg, Managing Director et Head of U.S. Equities chez le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices. D’après celle-ci, les petites et moyennes capitalisations américaines pourraient s’avérer, à cet égard, plus efficaces que les grandes capitalisations du S&P 500.

BlueBay envisage une crise de la livre

L’indice britannique FTSE 100 est en retrait de près de 10% depuis janvier. Le marché européen (Euro Stoxx 50) en perd à peu près autant. La livre sterling, de son côté, chute de plus de 5% face au dollar sur cette période, de même que l’euro. La devise britannique s’est toutefois montrée particulièrement résiliente depuis l’annonce d’un accord sur le Brexit entre le Gouvernement britannique et l’Union européenne. Mais sa résistance serait fragile, comme nous le laissent penser les commentaires de Mark Dowding, co-Head of Developed Markets chez BlueBay Asset Management (BlueBay AM).

L’expert s’attend à ce que l’accord sur le Brexit conclu le 15 novembre dernier échoue à capter suffisamment de votes favorables au Parlement britannique, lorsque le texte y sera soumis autour du 10 décembre prochain. «Ceci nous force à nous positionner de façon très négative vis-à-vis de la livre sterling sur le court terme», souligne le stratégiste de BlueBay AM. «À terme, une crise de la livre peut pousser les investisseurs à se séparer de leurs actifs britanniques», prévient-il, avant d’ajouter que, dans un tel scénario, la devise britannique ne pourrait pas longtemps jouer son rôle de refuge.

Or Jodie Gunzberg observe que la plupart des investisseurs internationaux utilisent les actions des grandes capitalisations boursières basées aux États-Unis pour refléter leur exposition au marché américain et ainsi diversifier leurs portefeuilles, libellés en livre sterling ou en euro. Appelant ceux-ci à considérer les caractéristiques historiques des rendements des petites et moyennes capitalisations, Jodie Gunzberg estime qu’elles devraient générer en moyenne une prime annualisée de 3% sur le long terme.

«Les petites et moyennes entreprises cotées affichent également des corrélations historiquement plus faibles par rapport aux actions internationales», remarque l’analyste. Qui précise que la corrélation entre les actions britanniques est en moyenne de 0,81 par rapport aux grandes capitalisations américaines et de 0,67 par rapport aux petites.

Une meilleure protection contre les baisses

«Non seulement il existe un potentiel de diversification au sens traditionnel du terme, provenant d’une faible corrélation entre les petites capitalisations et les actions internationales, mais également une protection plus efficace contre les baisses de marché à travers les petites et moyennes entreprises plutôt qu’à travers les grandes», poursuit Jodie Gunzberg.

En effet, pour chaque baisse de 1% de l’indice S&P United Kingdom BMI Index (en dollar) correspond une baisse de 58 points de base (pdb) du S&P 500 contre une baisse de 51 pdb et 44 pdb pour les indices S&P MidCap Index et S&P Smallcap Index, respectivement. De plus, les grandes entreprises internationales américaines ne bénéficient pas autant des variations du dollar.

Une baisse de 1% en moyenne de la valeur du billet vert se traduit par un gain de 3,32% pour les midcaps américaines et de 3% pour les smallcaps. Ces gains s’élèvent à 2,6% pour les multinationales. À l’inverse, une appréciation moyenne de 1% du dollar se traduit par un gain de 95 pdb pour les petites capitalisations, 82 pdb pour les moyennes capitalisations et 71 pdb pour les grandes.

Ce qui s’explique par le fait que les entreprises américaines de taille plus modeste tirent une plus grande part de leurs revenus sur le sol national. Environ 80% du chiffre d’affaires. «Alors que les petites capitalisations ont davantage de revenus générés sur le marché domestique, les moyennes capitalisations ont pour elles une plus grande capacité de croissance à l’international à chaque fois que le dollar se déprécie», insiste Jodie Gunzberg.

Levi-Sergio Mutemba
AGEFI

 



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