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Les montres Saint-Honoré rachetées pour un nouvel essor
 
Le 31-10-2018

L’indépendance, en matière d’industrie horlogère, devient une exception. La mutualisation des compétences mais aussi d’autres considérations strictement économiques conduisent bien des maisons à renoncer à cette sacro-sainte indépendance pour se résoudre à survivre dans la globosphère horlogère. À chacun sa (prestigieuse) bannière : LVMH, Richemont, Swatch Group ou encore Kering.

Les montres Saint-Honoré Paris, basées à Charquemont, ont choisi d’enclencher le mouvement, comme l’illustre l’acquisition, il y a de cela une dizaine de jours, de la marque par International Luxury Group (ILG), une entité moins connue que les précédentes citées mais qui demeure un important distributeur de montres, accessoires et articles de lunetteries sous licence.

« J’ai 65 ans, pas d’enfant pour reprendre derrière moi et d’un point de vue stratégique c’était la seule direction à prendre. J’avais eu quelques touches par le passé mais elles n’étaient pas satisfaisantes », confie Thierry Fresard, le directeur général de Saint-Honoré Paris. Pour ILG, dont le chiffre d’affaires est estimé à près d’un milliard de dollars, l’intérêt est clairement de bénéficier de deux sites de production à Charquemont et La Chaux-de-Fonds.

Pour la maison du Haut Doubs, la logistique et la force commerciale d’un tel groupe devraient permettre d’étendre son rayonnement à l’international. « Notamment renforcer notre présence en Asie et au Moyen Orient », convient Thierry Fresard qui avance un autre argument. « Pour l’instant, nous produisons entre 15 000 et 20 000 montres par an. Dans deux ou trois ans, nous devrions atteindre la barre des 100 000 ». Il est également question de voir d’autres montres, affichant des marques du portefeuille d’ILG, être assemblées sous l’un des toits de Saint-Honoré et ainsi bénéficier du prisé Swiss Made. Ce qui induira des embauches ? « Bien évidemment », répond celui qui continuera à diriger la maison au sein de la nouvelle direction. « J’accompagnerai durant trois ans encore et après, l’heure sera venue de prendre une retraite méritée, je pense, puisque j’ai débuté à l’âge de 16 ans ».

Pour Saint-Honoré, l’avenir semble assuré et de nouveaux horizons s’ouvrent…

Sam BONJEAN
www.estrepublicain.fr

 



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