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Le détail selon Bovet 1822
 
Le 05-10-2018

Rachetée en 2001 par Pascal Raffy, la marque a grandi jusqu’à devenir une véritable manufacture horlogère. Avec, toujours, le souci de conserver des techniques traditionnelles, gages de bienfacture et de précision.

«Vous ne remarquez rien? Ce tourbillon est vraiment particulier: d’abord, il représente le Soleil, avec des rayons polibloqués incroyables; mais surtout, balancier-spiral et échappement sont de part et d’autre de la cage.» Pascal Raffy a le sens du détail. Parce qu’il connaît les efforts que lui ont coûté chaque raffinement, les souligner tous lui procure un plaisir espiègle. Par exemple la date, qui apparaît sur les deux faces du garde-temps, mue par un mécanisme rétrograde à crémaillère micrométrique. Ou la gravure à la main de certains ponts, qui les fait apparaître comme sertis. Au cœur du château de Môtiers, où il a installé une partie de ses ateliers et de ses bureaux, le propriétaire de la maison Bovet ne se lasse pas de parler de son dernier bébé: la Récital 22 Grand Récital. Comme la mécanique, le verbe est précis, le concept parfaitement huilé, la stratégie cohérente. Une recherche d’authenticité que ce Libanais d’origine n’applique pas seulement aux montres, mais également au petit empire industriel qu’il a su créer depuis 2001, pour parvenir aujourd’hui à une indépendance quasi complète et une qualité irréprochable.

Neuf jours de réserve de marche

De détails, cette Grand Récital n’en manque pas: hémisphère réalisé à la peinture luminescente et tournant sur 24 heures; petite minute rétrograde; phase de Lune de précision; différentiel sphérique pour un remontage express; boitier asymétrique... Un développement, cependant, évoque particulièrement bien la philosophie de la maison: la réserve de marche. Plus de neuf jours sont en effet assurés par un seul barillet - un cas quasi unique dans l’horlogerie. Une prouesse qui trouve son origine dans le choix systématique de méthodes de manufacture traditionnelles et artisanales.

Auparavant actif dans le domaine pharmaceutique, Pascal Raffy acquiert Bovet en 2001. La maison, si elle ne compte alors plus que quatre employés, est toujours riche d’une histoire devenue célèbre: celle des Bovet de Chine. L’entrepreneur aurait pu surfer sur la vague, se contentant d’acheter des mouvements à des tiers. Mais son ambition est bien plus grande. L’année 2006 va lui donner l’occasion de le prouver. Coup sur coup, il rachète le groupe SST à Tramelan - qui compte les sociétés STT (fabricant de mouvements), SPIR-IT (spiraux) et Aigat (étampage) -, le cadranier et sertisseur Valor, Lopez & Villa à Plan-les-Ouates, ainsi que le château de Môtiers. En quelques mois, il passe ainsi de 43 à 148 collaborateurs.

Chrono mono-rattrapante en préparation

S’il rebaptise ses unités de production Dimier et réorganise le travail - «il m’a fallu dix ans pour refaire tous les calibres», confie-t-il -, Pascal Raffy prend bien soin de conserver les compétences et les savoir-faire: l’atelier de spiraux bien sûr, qui fournit également quelques clients externes; celui d’étampage aussi, d’où sortent des brides, des sautoirs ou des planches de roue. Alors que d’autres ont remplacé les gestes traditionnels par des fraiseuses à commandes numériques, lui a maintenu des ateliers de taillage des roues dentées par génération - méthode plus précise qu’à la CNC - et de roulage des pivots. Autant de détails qui peuvent paraître anodins, mais qui, additionnés, permettent au final de réaliser des mouvements très peu gourmands en énergie, capables de fonctionner neuf jours avec un seul barillet.

Depuis 2006, dix-neuf calibres - dont douze de référence - ont été développés et réalisés à l’interne. Bovet est ainsi passé de 34 à 85% de mouvements maison dans ses collections. Une évolution qui s’accompagne désormais de la volonté d’augmenter les capacités de production, de 2’000 aujourd’hui à 6’000, à terme. Mais le grand défi reste l’élaboration de nouvelles complications. Les équipes travaillent ainsi sur un chronographe mono-rattrapante, une pièce qui devrait sortir en 2022, pour les 200 ans de la marque.

Fédération de l'industrie horlogère suisse

 



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