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L’expert de l’horlogerie de seconde main WatchBox inaugure ses locaux suisses
 
Le 26-09-2018

Neuchâtel. Mercredi soir, l‘entreprise américaine étrennera sa nouvelle succursale. Elle gère le plus grand portail e-commerce de montres d'occasion de luxe.

Après Hong Kong, la firme américaine basée à Philadelphie a choisi les rives du lac de Neuchâtel pour installer sa nouvelle succursale. Ces bureaux permettent l’achat et la vente de garde-temps de luxe d'occasion tant en ligne qu'en personne.

Il se vend une montre toutes les huit minutes sur le portail WatchBox, au prix moyen de 13.000 dollars. L’entreprise qui se définit comme la première plateforme de commerce électronique en horlogerie haut de gamme du monde inaugurera mercredi soir sa succursale suisse.

Après une implantation officielle en mai, elle dévoile aujourd’hui ses bureaux neuchâtelois. Installés à la rue de la Promenade-Noire, dans une élégante bâtisse sise en bordure du lac, ils s’ajoutent aux autres showrooms et salles de ventes de la société. WatchBox compte 175 employés; 145 d’entre eux travaillent au siège américain de Philadelphie. En termes de taille vient ensuite le cabinet d’Hong Kong puis la nouvelle succursale helvétique. «Où nous sommes six pour le moment», précise Patrik Hoffmann, CEO de WatchBox Suisse et vice-président exécutif du groupe. De formation financière, le pilote de cette nouvelle division évolue dans l’univers horloger depuis plus de 30 ans dont une vingtaine d’années au service d’Ulysse Nardin, notamment en Malaisie et en Floride. Une compagnie dont il a été le CEO durant sept ans. «Après la vente de l’entreprise au groupe Kering, j’avais planifié de partir à la retraite. Mais quand l’opportunité de travailler pour WatchBox s’est présentée, j’ai été séduit par l’idée d’exercer ce métier hors du carcan d’une marque ou d’un groupe en particulier», dit-il.

De parfaites coordonnées

Interrogé sur les motifs de cette implantation helvétique, Patrik Hoffmann répond: «La première raison est la volonté de s’enraciner dans l’épicentre de l’écosystème horloger. En Suisse, l’emplacement de Neuchâtel est idéal puisque la ville se situe entre les grands marchés genevois et zurichois, et à proximité de la Watch Valley historique».

Outre les bureaux et le showroom de rendez-vous, le bâtiment comprend un studio. Le CEO explique: «WatchBox est un grand créateur de contenus qui a déjà publié plus de 4000 vidéos: chroniques, critiques de montres, interviews et films créatifs. Disposer d’un studio ici, au cœur de l’industrie, nous permettra de réaliser facilement de tels contenus avec des personnalités du milieu comme des directeurs, artistes, créateurs, artisans et collectionneurs». A l’image de celles déjà en place à Philadelphie, Hong Kong et bientôt à Dubaï, la salle est équipée de technologies de pointe qui permettent de diffuser en direct vers le monde entier.

La troisième raison pour laquelle la société s’établit dans le canton romand est plus pratique. «Le marché domestique suisse n’est pas grand. Par contre, le pays a une situation parfaite au point de vue des fuseaux horaires, en concordance avec notre objectif global.» En effet, l’une des activités principales de WatchBox est le négoce des pièces horlogères, grâce à 39 traders. Avec l’ouverture de l’antenne suisse, ils sont en ligne à toute heure du jour et de la nuit, couvrant la totalité des time zones ou se situeraient de potentiels vendeurs ou acquéreur.

Au-delà de la simple plateforme d’échange

Intrinsèquement lié au numérique, WatchBox a été fondé en 2017 aux Etats-Unis par Danny Govberg. Il est le propriétaire de Govberg Jewelers à Philadelphie, un établissement centenaire de vente de montres neuves et de seconde main. Dans cette aventure, il s’est allié à Tay Liam Wee, l’ancien propriétaire du groupe asiatique Sincere Watch. «Ces deux détaillants, l’un venu de l’est et l’autre de l’ouest, se sont unis pour créer une structure novatrice en matière de distribution horlogère.» Le portail en ligne propose en effet une sélection de produits de luxe des marques Audemars Piguet, Breitling, Hublot, Jaeger-LeCoultre, Patek Philippe, Rolex et bien d'autres. Mais, à la différence de plateformes telles qu’eBay, Chronext ou Chrono24, WatchBox n’est pas un site d’échange entre particuliers. La compagnie achète, rafraîchit puis vend les montres exposées sur son e-shop. «Nous possédons ces garde-temps. Ce qui implique que toutes les pièces que nous proposons respectent un certain standard de qualité. Elles s’accompagnent d’ailleurs toujours d’une garantie de quinze mois.» Responsable de l'authentification et du bon fonctionnement de chaque montre, l’entreprise a développé un système de vérification certifiant la provenance et l’authenticité des pièces, afin de déjouer les contrefaçons ou les biens volés.

Chef de file du marché de la montre d’occasion, la compagnie atteindra les 200 millions de dollars de chiffre d’affaires cette année. Sur les deux derniers exercices, sa croissance a été d’environ 40% par an.

WatchBox espère renforcer et accélérer l'acceptation des montres d'occasion certifiées en Suisse et, parallèlement, diminuer l’impact du marché gris (Ndlr: circuit de vente parallèle qui ne passe pas par les distributeurs agréés) sur la valeur de ces objets.

Sophie Marenne
AGEFI

 



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