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Les entreprises familiales sont intemporelles
 
Le 10-11-2017

Etude. D’après un rapport de la BCGE et de la CCIG, trois sociétés suisses sur quatre sont en mains familiales, totalisant 1.6 million d’employés et générant 60% du PIB suisse.

Les entreprises familiales font leur retour sur le devant de la scène. Si ce type de société conserve son outil de production en Suisse, elle est plus vulnérable en termes de succession et de gouvernance, c’est le constat tiré d’une étude publiée par la BCGE et la CCIG.

375.000 PME en mains familiales

L’entreprise familiale prend de nombreuses formes, en fonction de la détention du capital et des droits de vote (majoritairement en mains familiales ou pas, cotée ou non en bourse), de la structure de gouvernance (direction opérationnelle aux mains de la famille ou d’un externe) et de celle de la propriété (d’un seul détenteur à la dynastie familiale). «Les affaires familiales redeviennent tendance, commente Aline Yazgi, économiste et rédactrice de l’étude. On note un regain d’intérêt depuis la crise des subprimes. Ce type de société possède une vision à long terme et plus stable. Leur gestion est plus prudente. Le turnover, par exemple, est moins important que dans une entreprise classique.» Signe que ce type d’entreprise est valorisée, l’étude relève que 76% des entreprises font référence à leur caractéristique familiale.

Souvent discrètes, les entreprises familiales jouent un rôle très important dans l’économie locale, en raison notamment de leur fort ancrage régional et de leur nombre. D’après l’étude, près de trois sociétés suisses sur quatre sont en mains familiales, totalisant 1.6 million d’employés et générant 60% du PIB suisse.

Les atouts d’une entreprise familiale

Les entreprises familiales redeviennent tendance aussi en raison des performances affichées. Elles présentent en effet la meilleure performance sur la période 2003-2010. «Avec leur vision à long terme et leur savoir-faire unique, elles ont mieux traversé la crise que d’autres types de sociétés.» Du fait de leur vision sur le long terme, les affaires familiales inspirent la confiance de la part des partenaires, clients, fournisseurs, collaborateurs et financiers. Avec pas ou peu d’actionnaires externes et peu d’endettement, les sociétés familiales sont financièrement indépendantes. Elles ne subissent pas non plus de pression pour verser des dividendes à des actionnaires externes, ce qui leur permet parfois de conserver des lignes de production en Suisse, alors qu’une stricte logique financière plaiderait pour une délocalisation.

Le défi de l’ère numérique

A l’heure du «tout, tout de suite!», de la numérisation, les entreprises familiales doivent faire face à cette quatrième révolution industrielle. Et le passage dans l’industrie 4.0 n’est pas simple pour une entreprise qui a fait de la tradition sont mot d’ordre. Les affaires familiales peuvent notamment être pénalisées par l’âge de leur dirigeant. Plus celui-ci est âgé, plus il risque d’avoir de difficulté à percevoir l’urgence de la digitalisation. Les mutations technologiques nécessitent de procéder à des investissements importants et d’engager des spécialistes. Et il n’est pas forcément aisé pour de petites sociétés de mobiliser les fonds nécessaires. Les défis qui attendent les entreprises familiales sont nombreux. «Comme ces dernières ont toutes une histoire différente, elles auront également des futurs pluriels, car leur adaptabilité dépend des capacités de chacune. Certaines disparaîtront, d’autres fêteront des jubilés supplémentaires.»

La BCGE se veut une alliée des entreprises familiales

L’étude sur les entreprises familiales a souligné le point important de la succession. Du fait du facteur humain, la transmission d’une entreprise familiale est particulièrement délicate. 74.744 PME suisses devraient changer de mains ces cinq prochaines années affectant plus de 400.000 emplois. Sur le plan mondial, seules 12% des entreprises transmises dépasseraient le seuil de vie de trois générations : un enjeu de taille. Tour d’horizon avec Hélène de Vos Vuadens, directrice adjointe de la BCGE.

Face à ce véritable enjeu économique, comment la BCGE aide à la transmission d’entreprise familiale?

La BCGE est le partenaire central des entreprises et des particuliers à Genève, comptant dans sa clientèle près d’une entreprise du canton sur deux. Elles sont le cœur de notre activité. A cet effet, le groupe a plusieurs entités qui leur sont dédiées: Entreprises Suisse, Entreprises France, PME et indépendant, et Corporate Finance. De plus, la BCGE est détentrice de deux filiales spécifiques pour ce type d’opération. Dimension SA, que nous avons acquis en 2015, est une société spécialisée en évaluation et transmission d’entreprises. Et Capital Transmission SA, qui a été lancée en 2008, est une société d’investissement qui accompagne financièrement les entreprises et les investisseurs dans les opérations de transmission ou d’expansion d’entreprises.

Genève est la ville avec le plus fort taux d’étrangers en Suisse. Avez-vous constaté une nouvelle vague d’entreprises familiales?

Il n’y a pas un nouvel élan. L’étude montre qu’il existe des dizaines d’affaires familiales plus que centenaires à Genève, et qu’elles se trouvent dans des domaines très différents. Elles ne sont pas toutes détenues par des descendants des fondateurs, certains l’étant par une famille qui en est au moins à la deuxième génération. Et ces entreprises ne sont pas toujours préparées pour franchir sans heurts les bouleversements engendrés par la numérisation et pour surfer sur la vague de l’industrie 4.0.

Comment la BCGE prépare-t-elle ses clients à affronter l’ère du digital?

La BCGE fait évoluer son offre numérique. Plusieurs solutions sont mises sur pied. Outre l’adoption de la solution de paiement mobile Twint et la mise à disposition d’un coffre-fort numérique pour les particuliers, la banque a lancé la plateforme «ForXchange by BCGE», à l’intention de sa clientèle institutionnelle et entreprises pour les opérations de change en devises étrangères. Pour ce qui est des conseils, très souvent ces entreprises traditionnelles font appel plutôt à des experts en digital et numérisation qui viennent d’autres horizons pour les diriger. Tout dépend du secteur dans lequel l’entreprise se trouve.

Quels sont les secteurs les plus à risques face à cette révolution du 4.0?

Les spécialistes parlent plutôt de la disparition de certains corps de métier. Notamment les professions dans lesquelles leurs activités peuvent être automatisées. Certaines professions vont par contre se transformer. On remarque déjà par exemple que la grande distribution est en pleine mutation, avec le paiement automatique. Toutefois, dans n’importe quel secteur, dont le bancaire, le conseil et l’expertise ne pourront jamais être remplacés. – (MI)

Banque et modèle collaboratif de médicaments récompensés

L’initiative Médicaments contre les maladies négligées est récompensée cette année du Prix de l’innovation genevoise. De son côté, la Banque cantonale de Genève (BCGE) a reçu celui de l’économie, remis, comme le premier, hier soir. Les récompenses ont été attribuées lors d’une cérémonie qui a rassemblé de nombreux acteurs de l’économie genevoise. Elles sont décidées par son Département de la sécurité et de l’économie (DSE), par la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève (CCIG) et par l’Office de promotion des industries et des technologies (OPI).

Lancée en 1816, la BCGE emploie quelque 800 collaborateurs. Elle regroupe dans sa clientèle près d’une entreprise du canton sur deux et a financé l’économie cantonale pour près de 15 milliards de francs en trois ans. Elle possède 15.000 actionnaires. Son rayonnement dépasse Genève puisque le groupe dispose de succursales en Suisse (Lausanne et Zurich), et de bureaux de représentation à l’étranger(Dubaï, Hong Kong).

De son côté, l’initiative Médicaments contre les maladies négligées contribue à de nouveaux traitements pour des pathologies moins exposées. Elle collabore avec de nombreux partenaires publics et privés dans plus de 40 pays pour atteindre des soins non brevetés et abordables. Et ces médicaments doivent pouvoir être pris par des patients dans des zones reculées. Sept entreprises ont notamment accepté de partager leurs ressources sur certains secteurs pour accélérer de nouveaux traitements. L’initiative collabore aussi avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) contre la résistance antimicrobienne.

L’ONG est financée à parts égales entre subventions et fonds privés. Sur son enveloppe fixée à 743 millions de francs d’ici six ans, elle s’est garantie 560 millions.

Matteo Ianni
AGEFI

 



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