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On peut désormais acheter un diamant comme une action
 
Le 10-10-2017

Le Diamond Bullion révolutionne un marché autrefois opaque et permet ainsi d’extraire le maximum de valeur de la pierre.

L’Asie est au cœur d’une innovation financière majeure, grâce au lancement, annoncé ce matin à Singapour, du premier lingot de diamant négociable en bourse à la Singapour Diamond Investment Exchange (SDiX). Cette bourse électronique est la première plateforme d’échanges standardisée exclusivement dédiée au diamant, tandis que la société Singapour Diamond Mint (SDM) est le producteur et émetteur des lingots baptisés «Diamond Bullion».

Jusqu’ici, le négoce de diamant n’était possible qu’à travers des bourses non régulées telles que celles d’Anvers, Londres, New York, Tel Aviv ou encore Bombay, où le mécanisme de découverte des prix repose essentiellement sur la table de cours indicatifs fournis dans le célèbre rapport Rapaport. Ces lieux de négoce sont également réservés aux professionnels membres ou accrédités par ces bourses.

«Les intermédiaires sont en grand nombre sur ce marché, ce qui se traduit par des prix majorés sans grande transparence d’un point de la chaîne de valeur à l’autre», précise Alain Vandenborre, fondateur, président et principal actionnaire du Singapore Diamond Investment Exchange (SDiX), à l’occasion d’un entretien avec L’AGEFI quelques jours avant le lancement du Diamond Bullion.

Alain Vandenborre explique que la grande quantité d’intermédiaires fait que le prix d’un diamant peut facilement être multiplié par quatre entre le moment où il vient d’être poli et celui où il est monté sur une pièce de bijouterie. Cette absence de transparence sur les bourses historiques a ainsi longtemps limité le potentiel du diamant en tant qu’actif de diversification facilement négociable. «Les diamants d’investissement constituent la forme la plus concentrée de la richesse sur terre», souligne pour sa part le Dr. Francis Yeoh, chairman de SDM et également actionnaire de SDiX.

Une valeur refuge contre la volatilité

Au moment où le monde traverse une période de tensions géopolitiques et d’incertitudes économiques sans précédent, le Diamond Bullion émerge en effet comme une valeur refuge non corrélée aux classes d’actifs traditionnelles.

Le lingot de diamant, dont la taille se rapproche de celle d’une carte de crédit, est moulé dans un boîtier en zircone et protégé contre la fraude et la manipulation, notamment grâce à une technologie d’inscription au laser propriétaire conçue par le leader mondial de l’exploitation et de la production de diamants De Beers, via son institut de grading, l’International Institute for Diamond Grading and Research (IIDGR).

Totalement fongibles et négociables à la SDiX, les lingots font l’objet d’un pricing en temps réel, soit via l’application mobile de SDM soit via le site web de la plateforme de négoce. Les transactions sont enregistrées au dépositaire central de la SDiX, puis, dans un deuxième temps, le seront à travers un service de registres partagés (ledger) sur une blockchain.

Le Diamond Bullion se divise en deux catégories, la première, de couleur or (Gold), représentant une valeur nominale de 200.000 dollars, l’autre, de couleur argentée (Silver), représentant une valeur de 100.000 dollars par lingot. Celle-ci a du reste déjà été pré-lancée le 2 octobre dernier et cote actuellement autour de 106.450,00 dollars.

Là où la Suisse intervient

Interrogé sur le choix d’un centre financier asiatique plutôt que suisse pour ce projet innovant, Alain Vandenborre explique que celui-ci découle de la combinaison de plusieurs facteurs. «D’abord, l’idée est née à Singapour, où je suis résident depuis 20 ans», explique l’entrepreneur qui, à l’âge de 26 ans, avait déjà créé sa première entreprise, spécialisée dans la microélectronique laser.

«Ensuite, en tant que fondateur principal de la SDiX, citoyen singapourien depuis quinze ans, j’ai donc naturellement monté mon équipe ici.» Le fonds souverain de Singapour, Temasek, a également pris une participation de 20% dans SDiX. Singapour est une place financière «extrêmement rigoureuse et réputée en Asie», sans parler du fait qu’il s’agit du premier marché financier pour les matières premières sur le continent asiatique.

L’idée du Diamond Bullion est ainsi née des discussions entre ce dernier et les fondateurs de SDM, un des actionnaires significatifs de SDiX, il y a environ un an. «Mais là où la Suisse intervient, c’est que nous espérons pouvoir confier la distribution du Diamond Bullion aux grandes banques Suisses qui ont fait le marché du Gold Bullion historiquement», insiste Alain Vandenborre. «Le Diamond Bullion va donc se développer par une collaboration entre deux places financières majeures, Singapour et la Suisse, sans citer de noms particuliers.»

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Levi-Sergio Mutemba

AGEFI

 



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