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Le casse des montres qui roulent les mécaniques
 
Le 20-01-2017

Les garde-temps qui mettent en avant leur technique ont le vent en poupe. Trois exemples.

Les horlogers ont de tout temps aimé rouler les mécaniques et mettre en valeur leurs complications. C’est encore le cas cette année au Salon International de la haute horlogerie, Palexpo.

Les montres rutilantes, armées de technologies mécaniques, connaissent toujours le succès quand bien même elles tendent à être chères pour le commun des mortels. Symboles de cette tendance, trois marques du SIHH se livrent.

Richard Mille et la F1

«Depuis la création de la marque, Richard Mille développe des montres d’avant-garde avec des matériaux derniers cris et des technologies du XXIe siècle, indique Timothée Malachard, son directeur marketing. Nous n’avons pas de passé, nous pouvons aller de l’avant. Nos modèles techniques, qui dès le début utilisaient le titane, ont toujours du succès.» En croissance, l’entreprise peine à satisfaire la demande et ouvre des boutiques à travers la planète.

Cette année, le fabricant des Breuleux présente un modèle à Palexpo: la RM 50-03 McLaren F1. Pesant 40 grammes avec son bracelet, il s’agirait du tourbillon chronographe à rattrapante le plus léger au monde. Passionné de sport automobile, Richard Mille s’est associé à plusieurs écuries et pilotes. En 2015, un partenariat a été signé avec le constructeur de F1. Parmi ses plus de 600 composants, la montre embarque des rouages inspirés de l’automobile pour un meilleur rendement.

Pour étendre sa notoriété, Richard Mille a accru de 45 millions de francs son budget 2016 de sponsoring et marketing, pour 3500 montres produites. Les ventes atteignent 225 millions de francs (+20% sur un an). En 2017, le groupe entend créer 4000 pièces. Le prix moyen des modèles RM: 250 000 francs. Celui de la McLaren F1 – en édition limitée de 75 pièces: 980 000 francs.

MB & F et l’automobile

Même passion pour la mécanique automobile chez le Genevois Maximilian Büsser & Friends, notamment au sein de sa collection Horological Machines, qui s’inspire des véhicules à quatre roues, selon son directeur technique Serge Kriknoff. La Horological Machine HM6 est ainsi inspirée du vaisseau spatial de Capitaine Flamme. L’objet est limité à dix exemplaires, chacun coûte 380 000 francs. Son dôme central qui abrite le régulateur de précision du moteur (un tourbillon 60 secondes volant) et ses deux dômes sphériques – qui tournent à la verticale pour afficher les heures et les minutes et lui donnent un air de vaisseau spatial – sont spectaculaires.

HYT et la Silicon Valley

Une autre marque s’est lancée dans un défi technologique d’envergure: HYT, comme The Hydro Mechanical Horologists. La société de Neuchâtel a développé une horlogerie hydromécanique, qui marie mécanique classique et propriétés des fluides. Le boîtier permet de lire l’heure en visualisant l’avancée d’un liquide coloré dans un microtube. Il y a là derrière toute une science dans la chimie des fluides et les colorants utilisée dans l’imagerie médicale. Fort de trente brevets, HYT a conçu des machines spécifiques pour fabriquer ces montres.

Cette technique de lecture linéaire du temps par l’avancée du liquide est utilisée dans cinq familles de montres de la collection HYT. La collection H3, tout en largeur, lancée en mars 2015 (avec un nouveau modèle présenté au SIHH 2017), représente un cadran rotatif à 4 faces qui montrent chacune une période de 6 heures, permettant de lire les 24 heures de la journée à travers le minitube horizontal qui le surmonte. Son prix: 280 000 francs.

Avec ces objets, l’entreprise vise la génération de la Silicon Valley, qui baigne dans le monde numérique et qui n’a jamais porté de montre. «Ces technologies spatiales et mécaniques leur parlent, eux qui recherchent quelque chose de différent», selon le directeur de l’entreprise. HYT, fondé en 2012, compte 60 points de vente dans le monde et une filiale à Singapour.

Par Jean-Marc Corset
24heures.ch

 



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