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Omega pousse ses pions à Paris
 
Le 05-02-2014
de SOJH® - News des détaillants

En inaugurant trois boutiques en un mois, la marque du Swatch Group réaffirme sa puissance et ses ambitions.

L' événement valait le détour. À moins d'une semaine de l'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Sotchi - un rendez-vous capital pour Omega, qui en est le chronométreur officiel - le président de la marque biennoise, Stephen Urquhart, a pris le temps, jeudi dernier, de venir à Paris pour l'inauguration d'une nouvelle boutique. Il ne s'agissait pas d'une simple ouverture. En l'espace d'un mois, l'horloger a presque doublé le nombre de ses magasins en propre dans la capitale française, passant de quatre à sept.
Speedmaster Moonwatch, mouvement automatique co-axial, céramique noire, 8950 €.

Douze ans après une première adresse parisienne rue de la Paix (qui a fermé depuis), il est déjà installé sur les Champs-Élysées, rue Saint-Honoré et dans deux espaces des grands magasins du boulevard Haussmann. Le quadrillage se poursuit avec des implantations de premier choix. Une boutique rue de Sèvres, «la première rive gauche, dans un endroit idéal», reconnaît Stephen Urquhart. Une autre au Printemps du Louvre dans le Carrousel, «un lieu mythique, ouvert le dimanche, et complémentaire de nos autres points de vente». Et, enfin, une dernière boulevard des Capucines, ouverte en partenariat avec le distributeur suisse Bucherer et située juste en face du mégastore horloger de celui-ci. Contrairement à d'autres marques du groupe Swatch, comme Longines ou Blancpain, Omega n'avait pas voulu intégrer ce temple de la montre de prestige, préférant un espace à part.

Cette surface de 340 m² est ­désormais la plus grande boutique du suisse à Paris, clairement axée vers la clientèle touristique - «mais pas uniquement asiatique», précise son PDG - et avec des horaires larges (de 8 heures à 20 heures, tous les jours sauf le dimanche et même jusqu'à 21 heures le jeudi). Ces trois emplacements lui permettent de toucher des clientèles très variées, à la fois parisienne, provinciale et ­étrangère.

«Le potentiel de croissance en France demeure important pour Omega, affirme Stephen Urquhart. Ce pays est proche de l'horlogerie, historiquement et géographiquement. Il reste encore des axes de développement, mais en dix ans, le positionnement et la perception de la marque ont beaucoup évolué. Omega, grâce à son image d'horloger, est en train de retrouver la place de leader qu'elle avait dans les années 1960-1970.»

Des mouvements robustes
Le chemin parcouru depuis son rachat en 1985 par Nicolas G. Hayek, avec comme objectif assumé de passer devant Rolex, est en effet important. À l'époque, malgré deux best-sellers, la Speedmaster et la Seamaster, qui lui ont assuré une solide renommée, Omega est particulièrement touché par la crise provoquée par l'arrivée du quartz japonais. En capitalisant sur ses produits phares, en misant sur des mouvements robustes et en y injectant progressivement mais sûrement des développements techniques - comme cet échappement, appelé Co-Axial, lancé en 1999, et qui équipe aujourd'hui presque tous les modèles mécaniques - la barre a largement été redressée. De Cindy Crawford à George Clooney, en passant par Nicole Kidman ou Daniel Craig, les ambassadeurs de haut vol y ont aussi contribué.

Aujourd'hui, avec un chiffre d'affaires qui devrait bientôt atteindre les 3 milliards de francs suisses (2,4 milliards d'euros) et environ 700.000 montres vendues en 2013, cette marque leader du Swatch Group assure presque un tiers des ventes du groupe. La Chine reste le pays où la montre qui a marché sur la Lune au poignet de Buzz Aldrin en 1969 (la Speedmaster) et le modèle de plongée de James Bond (la Seamaster) se vendent le mieux. Mais l'Europe se ­défend bien et, grâce à la Suisse, l'Allemagne, l'Italie, la Grande-Bretagne et la France, représente 30 % des affaires.

Avec ces nouvelles vitrines, les clients français auront un aperçu plus exhaustif de cet horloger connu pour ses montres sportives qui affichent un prix moyen, en augmentation ces dernières années, autour de 5000 euros. Cette hausse est imputable au nombre croissant de modèles équipés du mouvement maison Co-Axial. «En France, la Moonwatch a toujours été appréciée, mais le public se montre de plus en plus attiré par des modèles plus classiques comme les De Ville Prestige», note ­Stephen Urquhart. Par ailleurs, la ­Ladymatic ne laisserait plus les Européennes indifférentes.

LE FIGARO.fr

 



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