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Swatch Group a vendu près d’une montre sur dix en Suisse en 2017
 
Le 15-03-2018


Résultats 2017 en croissance, début 2018 dynamique, y compris pour l’entrée de gamme, et future montre connectée au menu de Swatch Group.

L’éclaircie se poursuit pour l’horlogerie suisse et le Swatch Group en profite davantage que nombre de ses concurrents. Tel est en substance le message délivré hier par Nick Hayek, CEO de Swatch Group, lors de la conférence de presse des résultats 2017 tenue dans la nouvelle manufacture Omega à Bienne.

Dévoilés fin janvier, les principaux chiffres révèlent un retour à la croissance en termes de chiffre d’affaires (+5,4% à CHF 7,960 milliards) et un bénéfice net en hausse de 27,3% à CHF 755 millions. De quoi satisfaire les actionnaires qui verront leurs dividendes augmenter de plus de 11% à CHF 7.50 par action au porteur et à CHF 1.50 par nominative.

Ces résultats positifs ont été le fait de la forte accélération de la marche des affaires du segment Montres & Bijoux constatée au second semestre (+12,2%) et plus forte encore au 4ème

Une montre connectée à fin 2018?

Nick Hayek a également évoqué la future montre connectée de Swatch Group, que la marque Tissot devrait lancer fin 2018 ou début 2019.

«Nous avons toujours cru à l’opportunité que représente également pour le Swatch Group la montre connectée. Mais il ne faut pas tout confondre: il ne s’agit pas d’une montre telle que nous l’entendons en Suisse, mais d’électronique grand public. Or nous avons également des compétences en ce domaine, et de nombreux géants de l’électronique figurent parmi nos clients ou aimeraient le devenir.»

La montre intelligente de Tissot sera vendue à un prix se situant «entre 400 et 1000 francs, parfaitement dans le segment d’activité de la marque». Parmi les faiblesses prêtées aux montres connectées actuelles que Swatch Group entend surmonter: la maîtrise des données en Suisse et l’autonomie.

Pour lever le premier obstacle et «afin d’éviter que les soldats soient suivis à la trace par les géants du numérique», en référence à la rocambolesque histoire de ces militaires américains cantonnés dans des bases parfois secrètes et dont les parcours de jogging étaient visibles de tous via une application, le Swatch Group a opté pour un système d’exploitation propre développé au CSEM de Neuchâtel. Un vrai pari. «Nous aurons ainsi l’avantage de maîtriser ces données», insiste le CEO.

Quant à l’autonomie de la future montre connectée de Tissot, Nick Hayek promet que le groupe travaille sur le sujet. Avec sa société Renata, Swatch Group est en pointe dans le domaine des batteries nouvelle génération mais des avancées supplémentaires sont attendues. «Nous améliorons constamment nos batteries et tant que nous pouvons encore repousser les limites, nous le ferons et patienterons».

A cet égard, Nick Hayek a laissé entendre que la Communauté européenne était intéressée à accueillir à coup de mirobolantes subventions de nouveaux sites de production dans ce domaine d’avenir ; or il a eu beau jeu de soutenir que le Swatch Group continuerait à développer cette activité en Suisse.

Quel avenir pour l’entrée de gamme?

Pour le patron du groupe biennois, l’horlogerie suisse n’a pas perdu la bataille de la montre d’entrée de gamme. Nick Hayek annonce même des progressions sur le segment inférieur à CHF 500.- en ce début d’année.

«Excepté le Swatch Group, aucun autre horloger suisse n’a investi ce segment. Sans doute du fait que les marges sont plus faibles, que cela nécessite un outil industriel performant et des volumes conséquents».

Mais la demande est là, assure le CEO, ce sont les détaillants qui ont parfois renoncé, du fait notamment de la force du franc, donc des marges encore davantage réduites pour ces acteurs. «Mais dans notre propre réseau de vente, les progressions sont réelles, même aux Etats-Unis. Et aujourd’hui que les taux de change sont à nouveau un peu plus favorables, les marges s’améliorent. Et comme les autres ont abandonné, nous sommes seuls à en profiter.»

Selon la ventilation retenue par le Swatch Group, l’Europe demeure le premier débouché avec 39,9% des ventes. La Suisse à elle seule représente 9,4% du chiffre d’affaires, soit pratiquement une montre sur dix vendue en Suisse. Un résultat dû essentiellement à la clientèle touristique.

La grande Chine est le deuxième débouché (35,1%), devant le reste de l’Asie et le Moyen-Orient (24,2%), les Amériques (8,5%), l’Océanie (1%) et l’Afrique (0,7%). Comparativement à l’ensemble de l’horlogerie suisse, le groupe reste très exposé en Asie et demeure relativement faible sur le continent américain.

AGEFI

 



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