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Richemont confirme la force du tandem joaillerie et horlogerie
 
Le 14-09-2017

Le groupe dépasse les attentes sur 5 mois et balise la prochaine phase de croissance avec un board rajeuni.

Norbert Platt, Bernard Fornas, Richard Lepeu. Trois noms qui ont marqué l’histoire du groupe Richemont, trois noms qui n’apparaîtront plus, désormais retirés du conseil d’administration. Ce fut le moment fort de la 27e assemblée générale de Richemont, tenue ce mardi à Genève. Alors que le marché financier se focalisait sur l’analyse des chiffres intermédiaires, publiés avant bourse le matin, le président du groupe, Johann Rupert, portait à l’élection huit nouveaux administrateurs.

Une étape importante pour le renouvellement stratégique de Richemont. Presque un tournant historique, puisque la structure a été menée, depuis sa création, dans un esprit quasiment de clan, par un collège de personnalités qui avaient toutes, pour ainsi dire, grandies ensemble.Des collègues, des amis, comme l’a rappelé Johann Rupert: «Nous avons fait le voyage ensemble. Leur sagesse collective a contribué à construire le groupe.» Les personnalités invitées à siéger, toutes élues par les actionnaires, sont au nombre de huit et couvrent un champ de compétence que le board ne possédait pas jusqu’à présent. Il est question de connaissance de l’économie chinoise. Il est surtout question de monde digital. «The time is changing and so must we!»

Johann Rupert a souligné que le board restait malgré tout dominé par des membres non-exécutifs. Parmi les nouveaux exécutifs élus, on regardera en particulier Nicolas Bos, à la tête de Van Cleef & Arpels. Egalement Jérôme Lambert, entré dans le groupe en 2000, longtemps dirigeant de Jaeger LeCoultre et Lange & Söhne, puis Montblanc. Il a été nommé à la présidence exécutive du groupe, qu’il était sensé tenir en tandem avec Georges Kern (IWC), mais ce dernier est parti pour Breitling. Parmi les nouveaux venus, on retiendra aussi l’élection d’Anton Rupert Jr, fils de Johann Rupert, qui devient ainsi le troisième membre de la famille au board, avec Jan Rupert, cousin de Johann.

Le maître de cérémonie ne s’est pas particulièrement attardé sur les chiffres publiés le matin. Il a rappelé quelques points clé. Revenant sur 2016, il a rappelé que l’exercice avait été un challenge, marqué par un tournant brutal dans les habitudes de consommation, frappant de front les spécialités horlogères, soutenues par un important rachat de stocks. Les signes de reprise étaient pourtant là dès la seconde partie de l’année, avec une croissance aux Etats-Unis, en Chine, en Corée, en Grande-Bretagne. Johann Rupert a souligné que, malgré le contexte, Richemont avait renforcé sa position cash nette, à près de 6 milliards. «Reflet de l’engagement de toute l’équipe dirigeante.»

Sur les premiers mois de l’exercice (décalé) 2017, le dirigeant a pointé deux éléments forts: croissance sur toutes les régions et croissance de la joaillerie. Deux points déterminants en réalité pour bien comprendre Richemont, qui est d’une part totalement global, avec des filiales et du retail dans tous les spots du monde. Le groupe profite également d’une structure unique, dont le pilier principal est la joaillerie, en complément à la cyclicité de l’horlogerie.

Le groupe Richemont a enregistré sur les cinq premiers mois de son exercice décalé 2017/2018, clos fin août, un chiffre d’affaires en nette progression, après une difficile année 2016/2017. La joaillerie et l’Asie-Pacifique en particulier ont contribué à cette performance, indique mercredi le spécialiste de produits de luxe.

Durant la période sous revue, les ventes ont enflé de 10% sur un an en euros et de 12% à taux de change constant. En excluant les rachats de stocks réalisés l’année dernière, les ventes sont en hausse de 7% durant la période sous revue. Les résultats sont supérieurs aux attentes.

La division horlogerie s’est améliorée de 7% à à taux de change constant et de 6% en euros. Quant à la joaillerie, incluant les marques Cartier et Van Cleef & Arpels, elle s’est envolée de 17% (à taux de change constant) et de 16% en euros. La division «autres» qui comprend notamment Montblanc a aussi avancé, indique le groupe sans donner plus de détails. En termes de régions, l’Asie-Pacifique (+23% à taux de change constant et +22% en euros) a en particulier porté ces chiffres.

Stéphane Gachet
AGEFI

 



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