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Swatch veut renouer avec l’esprit d’un enfant de 6 ans
 
Le 17-03-2017

Pour rebondir après la mauvaise année vécue en 2016, le groupe compte sur sa créativité pour renouer avec la croissance.

«Conserver l’esprit de nos 6 ans, celui de notre enfance… Nous avons décidé de méditer cette idée et de voir comment elle pourrait nous ouvrir de nouvelles perspectives, dans un environnement mondial perturbé par toutes sortes de problèmes.» Pour la présidente du Swatch Group, Nayla Hayek, une entreprise est comme un château de sable balayé par les vagues et la marée montante, il faut constamment la rebâtir. «Seule cette fantaisie nous permettra de retourner à des résultats brillants dont 2016 nous a privés», écrit-elle en préambule du rapport annuel de sa société.

Marges en baisse

Présentés hier à Bienne par son frère Nick Hayek, directeur général du groupe, les résultats annuels sont en effet en net recul. Le chiffre d’affaires dégagé en 2016 s’est contracté de 10,6% pour atteindre 7,55 milliards de francs. Sur le plan opérationnel, le bénéfice du groupe suisse a plongé de 44,5% pour terminer à 805 millions. Quant à la marge dégagée par l’horloger biennois, elle baisse de 6,5 points pour tourner autour des 10,7%.

Nick Hayek justifie cette dégradation de la rentabilité par son choix de ne pas avoir violemment coupé dans les coûts. A l’inverse de certains concurrents. Richemont, qui possède de nombreuses marques horlogères (Cartier, Vacheron Constantin, IWC, Jaeger-LeCoultre, etc.) avait pour sa part annoncé deux vagues successives de licenciements en 2016.

Regards tournés vers l’avenir

Se focalisant surtout sur l’avenir, les analystes financiers étaient plutôt rassurés par les perspectives annoncées par Swatch pour l’exercice en cours. «L’accélération de la reprise présentée jeudi matin était supérieure à nos attentes», confirme Yasmina Barin, analyste financière senior chez Syz Group.

Mais cette dernière reste prudente, expliquant que Nick Hayek est connu pour faire preuve de beaucoup d’optimisme. «Plusieurs indicateurs laissent toutefois penser que la branche horlogère a touché le fond l’année dernière et que la reprise est en cours. Je pense notamment au redémarrage des ventes en Chine, à la bonne tenue du marché américain, voire même à la forte reprise des ventes à Interlaken, ville où Swatch exploite sa plus grande boutique en Suisse.»

Batterie et puce électronique

Même si la reprise semble en bonne voie, une question se pose: le groupe Swatch n’est-il pas aujourd’hui trop dépendant de l’horlogerie, une branche qui aura vécu deux crises majeures en moins de dix ans?

Nick Hayek semble en tout cas y réfléchir. Le patron a en effet confirmé jeudi qu’il jugeait leur savoir-faire dans la microtechnique comme étant une activité fondamentale pour l’avenir du groupe. Plus de 4000 clients, à l’instar de Logitech, se servent actuellement de leur technologie.

Avec sa filiale Belenos Clean Power, Swatch s’est notamment attaqué au marché de la batterie électrique. Plus récemment, par l’entremise d’EM Microelectronic (en collaboration avec le Centre suisse d’électronique et de microtechnique), la société biennoise présentait sa nouvelle puce Bluetooth, présentée comme la plus petite au monde.

Pour Yasmina Barin, «cette stratégie de diversification n’a du sens qu’en cas de synergies avec son cœur de métier qu’est l’horlogerie». L’analyste financière voit ainsi d’un œil plus favorable l’annonce du groupe biennois d’ouvrir entre 100 et 120 boutiques à travers le monde en 2017.

Par Olivier Wurlod
24heures.ch

 



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