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FH - Exportations horlogères suisses en 2018
 
Le 29-01-2019
de FH - Fédération de l'industrie horlogère suisse

Forte croissance malgré une tendance en ralentissement

Les exportations horlogères ont réalisé un résultat en ligne avec les prévisions en 2018. Le rythme soutenu du début de l’année s’est tassé à partir de l’été en raison d’un effet de base moins favorable, tout en restant positif. Quelques signes de ralentissement en provenance de Chine ont notamment joué un rôle sur cette tendance, alors que durant le même temps, les Etats-Unis ont vu leur progression accélérer nettement. Les incertitudes aux niveaux macroéconomique, commercial et politique ont influencé l’évolution de la branche, qui a également dû composer avec la concurrence d’autres produits de luxe ou d’objets connectés. D’importants changements du côté de la distribution ont aussi marqué 2018.

En douze mois, l’horlogerie suisse a exporté l’équivalent de 21,2 milliards des francs, ce qui correspond à une progression de 6,3% par rapport à 2017. La croissance a été particulièrement soutenue durant le premier semestre (+10,6%), avant de ralentir à +2,3% en seconde moitié d’année.

Les signes de tassement, les indicateurs économiques et les incertitudes qui subsistent à plusieurs niveaux invitent à un optimisme prudent pour 2019. Les exportations horlogères devraient poursuivre leur progression, mais de manière plus mesurée.

Les produits

Les montres-bracelets ont compté pour près de 95% des exportations horlogères totales, en valeur. Elles ont atteint un niveau de 19,9 milliards de francs, soit une hausse de 6,1%. Les volumes correspondants n’ont pas connu la même évolution, puisque la branche a enregistré un recul de 2,3%, à 23,7 millions de pièces. Il s’agit d’une diminution de 570'000 garde-temps par rapport à 2017.

La baisse des volumes est imputable aux montres à quartz, qui ont vu leur nombre de pièces diminuer de 5,0%, malgré une augmentation en valeur (+4,2%). De leur côté, les garde-temps mécaniques se sont inscrits en hausse, aussi bien en valeur (+6,6%) qu’en volume (+3,9%).

Les montres de moins de 500 francs (prix export) ont affiché une baisse, notamment au niveau du nombre de pièces exportées (-5,0%). Au-dessus de cette barre, les résultats se sont montrés homogènes et très positifs, avec +7,5% en valeur et +8,1% en volume.

Les matières principales que sont les métaux précieux, l’acier et le bimétallique ont toutes vu leur valeur augmenter sensiblement. L’acier, habillant plus d’une montre sur deux, a aussi vu ses volumes progresser (+4,3%). En revanche, la catégorie Autres matières a fait état d’un repli de 15,2% en nombre de pièces, pendant que le groupe Autres métaux reculait de 12,7%.

Les marchés

La croissance des exportations horlogères suisses a été tirée par l’Asie, alors que la hausse de l’Amérique a été neutralisée par le recul constaté en Europe. Le continent asiatique a représenté 53% du chiffre d’affaires de la branche et a enregistré une croissance de 12,2%. L’Amérique (+7,2%), Etats-Unis en tête, a également contribué significativement à la progression générale, en absorbant 14% des exportations horlogères suisses. L’Europe (-2,9%) est restée un débouché important avec 31% de parts de marché, mais elle a connu une situation moins favorable en 2018.

L’Asie a vu la plupart de ses marchés croître, plus ou moins fortement. Hong Kong (+19,1%) a occupé une place de choix et a maintenu une croissance très élevée tout au long de l’année. La Chine (+11,7%) a bouclé sur une hausse un peu moins forte, en raison d’un ralentissement progressif depuis le mois de janvier. Le Japon (+9,1%) s’est nettement redressé suite aux baisses des dernières années et a atteint son pic durant l’été. Singapour (+0,7%) et Taïwan (+0,8%) sont restés stables, tandis que la Corée du Sud (+25,7%) a affiché une forte reprise.

Les Etats-Unis (+8,2%) ont retrouvé le chemin de la croissance après trois ans de baisse et n’ont cessé d’accélérer leur rythme en 2018.

Les débouchés en baisse se sont tous situés en Europe l’année passée. Le repli du Royaume-Uni (-4,4%) a peu varié depuis le printemps. Les marchés du Sud que sont l’Italie (-14,3%) et l’Espagne (-11,4%) ont été particulièrement affectés. A l’opposé, l’Allemagne (+4,3%) a enregistré une croissance régulière et la France (+9,1%) a profité d’un premier semestre manifestement porté par des réexportations en hausse sensible, avant une seconde moitié d’année pratiquement plate.

 



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