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FEDERATION DE L'INDUSTRIE HORLOGERE - Exportations horlogères suisses en 2015
 
Le 26-01-2016
de FH - Fédération de l'industrie horlogère suisse

Dégradation marquée au deuxième semestre et résultat annuel en baisse

L’horlogerie suisse a fait face à un environnement plus complexe et plus difficile en 2015. Elle a enregistré sa première baisse depuis 2009. La valeur des exportations horlogères s’est établie à 21,5 milliards de francs, soit un recul de 3,3% par rapport à 2014. Le résultat annuel est ainsi pratiquement revenu à son niveau de 2012, après deux années consécutives de consolidation. L’évolution du marché de Hong Kong a lourdement pesé sur la marche générale des affaires.

La situation des exportations horlogères s’est régulièrement dégradée au cours de l’année 2015, passant de +3,2% au premier trimestre à -7,3% durant le quatrième trimestre. Le second semestre a cristallisé la plupart des éléments affectant la branche et s’est révélé nettement au-dessous de son niveau de 2014
(-6,8%), alors que la première moitié de l’année était encore légèrement positive (+0,5%).

Le contexte général aura finalement été peu favorable à la branche. La surévaluation du franc, le réajustement brutal subi par Hong Kong, le ralentissement économique et les décisions politiques en Chine, les tensions au Moyen-Orient, le faible niveau du rouble et le terrorisme n’ont pas permis de concrétiser la prévision de stabilité annoncée il y a une année. Cette situation va continuer d’influencer les résultats de l’horlogerie suisse durant la première partie de 2016, qui, de plus, fera face à un effet de base plutôt défavorable. Par conséquent, les exportations horlogères devraient atteindre au mieux cette année la même valeur qu’en 2015. La visibilité est toutefois réduite.

Les produits

Les montres ont généré une valeur de 20,2 milliards de francs, représentant près de 95% des exportations totales. Elles ont accusé un recul de 3,6% par rapport à 2014. En nombre de pièces, la baisse a été plus modérée et a indiqué -1,6%. A 28,1 millions de garde-temps exportés, les volumes sont ainsi revenus à leur niveau de 2013. Au total, ce sont 460'000 montres de moins qui ont quitté la Suisse en 2015.

Les montres mécaniques ont généré 80% du chiffre d’affaires à l’exportation. Leur valeur s’est contractée de 2,0%. Les garde-temps à quartz ont réalisé un résultat plus mitigé, avec une baisse de 9,9%.

Les principaux segments de prix ont tous vu leur valeur diminuer en 2015, mais pas de manière identique. Les montres de moins de 200 francs (prix export) ont limité le repli à -1,0%, enregistrant même une légère progression en volume (+1,3%). La catégorie 200-500 francs a été la plus touchée, avec une valeur chutant de 8,7%. Les deux gammes supérieures sont restées homogènes, en voyant leur valeur perdre 4,3% entre 500 et 3'000 francs, et 3,1% au-dessus de 3'000 francs.

Les marchés

L’Asie a constitué le premier débouché des horlogers suisses et a absorbé exactement la moitié des exportations en valeur. Elle s’est inscrite en nette baisse (-9,1%). L’Europe, qui a compté pour un tiers du chiffre d’affaires, a affiché une solide progression de 6,1% par rapport à 2014. La croissance du continent américain a subi un coup d’arrêt à partir de septembre et a bouclé l’année sur un bilan négatif (-1,9%).

Les exportations horlogères suisses vers Hong Kong ont connu une année 2015 très difficile. Leur valeur a diminué de près d’un quart (-22,9%), pénalisant lourdement le résultat au niveau mondial. Le marché local a été témoin d’un important réajustement lié aux taux de change et aux habitudes de consommation notamment. Après une accélération régulière de leur croissance jusqu’en août, les Etats-Unis ont accusé un net recul pour terminer l’année sur une quasi-stabilité (-0,8%). La situation de la Chine s’est redressée depuis l’été passé, tout en restant globalement négative (-4,7%). Les principaux marchés européens se sont tous inscrits en hausse par rapport à 2014. l’Italie (+6,4%) a poursuivi sur sa lancée très favorable et l’Allemagne (+0,7%) est revenue dans les chiffres noirs malgré un fléchissement marqué en fin de période. La France (+9,4%) a connu un été particulièrement dynamique avant une diminution en novembre et décembre, liée aux conséquences du terrorisme qui ont probablement contaminé ses voisines également. Le Royaume-Uni (+19,1%) a affiché la plus forte croissance du tableau, en accélération permanente sur l’ensemble de l’année. Après quelques mois en net ralentissement, le Japon (-1,9%) est resté stable et a terminé l’année en repli modéré. Au Moyen-Orient, les principaux débouchés n’ont pas présenté le même profil : les Emirats arabes unis ont vu leur valeur diminuer de 6,7%, alors qu’elle a augmenté de 11,2% en Arabie saoudite. L’épidémie de MERS a laissé des traces en Corée du Sud (+0,2%), qui a bouclé juste à l’équilibre.

 



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