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Revue FH - France - L’horlogerie cède du terrain
 
Le 06-04-2010
de FH - Fédération de l'industrie horlogère suisse

Malgré la crise économique, le marché français de l’horlogerie et de la bijouterie a connu une certaine stabilité en 2009. Les ventes de montres sont toutefois en recul.

Selon le Comité Francéclat et la Société 5-Gfk, qui ont présenté récemment les résultats de leur étude 2009, la production française d’horlogerie, bijouterie et joaillerie a accusé l’an dernier une baisse de 17% à 1,8 milliard d’euros. Pour l’horlogerie, qui a perdu 18% à 230 millions, le secteur des composants pour la montre a été particulièrement affecté par la baisse des commandes des grands donneurs d’ordre helvétiques.

En termes de ventes, les résultats contrastent heureusement avec ceux de la production. En effet, avec un chiffre d’affaires de 5,2 milliards d’euros, le recul des ventes est limité à 2%, comme en 2008 (+5% en 2007 et +2% en 2006). Le marché français a donc mieux résisté que la plupart des pays voisins. Les ventes de bijoux sont restées relativement stables depuis 2001, avec 3,8 milliards d’euros en 2009. La baisse de 4% des bijoux en or 18 carats a été en partie compensée par le nouveau bond de 7% des bijoux en argent (+5% en 2008). Le nombre total de bijoux vendus a quant à lui progressé de 65 millions en 2008 à 66 en 2009.

Et si l’or assure 68% du chiffre d’affaire du secteur, il ne touche qu’un client sur cinq; environ 18 millions de pièces en argent ont été vendues l’an passé contre 13 millions en or (en 2000, les distributeurs vendaient deux fois plus de bijoux en or qu’en argent).

En ce qui concerne les ventes de montres, elles ont représenté 22,8% du marché en 2009 pour un chiffre d’affaire de 1,2 milliard d’euros. Alors qu’il avait enregistré une légère progression de 1% en 2008, ce secteur a accusé une baisse de 5% en 2009. Au regard des gammes de prix, l’évolution est la suivante:

• montres de plus de 3’000 euros: avec 0,4% des quantités pour 23,1% des ventes en valeur, ce segment enregistre une baisse de 7% en valeur, alors qu’il était en forte progression en 2008 (+13%), en 2007 (+22%) et en 2006 (+29%);

•montres entre 1’000 et 2’999 euros: ce segment, qui représente 13,8% des ventes en valeur pour 0,7% des quantités, subit une baisse de 6% en valeur (-2% en 2008);

• montres entre 300 et 999 euros: avec 1,8% des quantités pour 9,6% des ventes en valeur, c’est le seul segment qui enregistre une hausse minime de 1% (+3% en 2008);

• montres entre 100 et 299 euros: ce segment connait une baisse de 7% en valeur (-3% en 2008); il représente 22,3% des ventes en valeur et 12,8% en quantité;

• montres entre 50 et 99 euros: après avoir connu une baisse de 5% en 2008, ce segment présente un recul de 2%, avec 15,6% des ventes en valeur et 20,3% des quantités;

• montres de moins de 50 euros: représentant 64,0% des quantités vendues et 15,6% des ventes en valeur, ce segment recule de 5% en valeur par rapport à 2008, année où il avait connu une hausse de 2%.

Selon les estimations de la Société 5-GfK, les ventes se sont élevées en 2009 à 12,7 millions de montres pour un prix moyen de 93 euros (13,3 millions de pièces pour un prix moyen de 94 euros en 2008). Au niveau des circuits de distribution, les magasins d’horlogerie-bijouterie-joaillerie- orfèvrerie situés en centre ville et réalisant plus de 750’000 euros de chiffre d’affaires restent en tête des ventes de montres en valeur avec 36,4% du total pour un prix moyen de 522 euros.

Autre réseau dynamique, les magasins en centre commercial, qui détiennent 24,4% des parts de marchés avec un prix moyen de 111 euros. (Chambre française de l’horlogerie et des microtechniques).

 



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