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Entre horlogerie traditionnelle et montres connectées, la bataille du poignet
 
Le 29-01-2019
de SOJH® - News des expositions

Pour Patrick Pruniaux, directeur d’Ulysse Nardin et de Girard-Perregaux, «le consommateur doit pouvoir se projeter dans une famille de produits». Le luxe réside dans l’expérience qu’une marque peut lui offrir, explique le responsable au Forum Horizon

Savoir-faire horloger traditionnel et montres connectées forment une même industrie. «La bataille, c’est celle pour avoir sa place au poignet», affirme Patrick Pruniaux directeur d’Ulysse Nardin et de Girard-Perregaux. Il présente ses perspectives pour l’horlogerie ce mardi, au quatrième Forum Horizon.

Cette bataille, une marque la gagne par sa capacité à garder le contact avec le client et donc à générer des achats répétés, relève cet ancien d’Apple, où il a notamment dirigé les opérations marketing liées au lancement de l’Apple Watch.

La force de la tradition

Aux commandes de la marque locloise depuis un an et demi, il se dit très attaché à la tradition, au savoir-faire. «Mais le luxe doit avoir une attention maximale pour son client», se référant à son vécu au sein de la marque à la pomme. «Nous devons amener le consommateur à se projeter dans une famille de produits», poursuit celui qui dit aimer les défis, comme de vendre des bières irlandaises dans un pays musulman comme le Mali, son premier métier.

Un autre enseignement qu’il tire de son expérience californienne est celle de ne pas considérer l’acte d’achat comme une fin en soi: «Le fait que le consommateur achète le produit importe peu, ce qui compte c’est qu’il l’utilise.»

Sur tous les canaux de vente

Quant aux canaux utilisés pour accéder aux clients, Patrick Pruniaux n’en exclut aucun. «Les consommateurs ont besoin de rapidité.» Que ce soit en ligne, où il a choisi d’indiquer le prix de ses montres, dans des boutiques en nom propre où chez des détaillants, «qui tendent à se professionnaliser.» Cette présence multipliée, «c’est le bon moyen de parler au consommateur final.»

Quant aux perspectives moroses pour l’industrie horlogère, selon les projections 2019 de l’administration des douanes, publiées mardi: «la croissance devrait ralentir, mais demeurer positive», note Patrick Pruniaux, réfutant par ailleurs une trop forte dépendance au marché asiatique. il voit en outre du potentiel aux Etats-Unis, «un marché encore de petite taille par rapport à la richesse du pays.»

Rachel Richterich
LE TEMPS

 



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