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Laurent Ferrier, l'horloger des initiés
 
Le 11-06-2018

Connu pour ses joyaux de micromécanique, le maître horloger offre à son 5e mouvement un calendrier annuel. Un précis de finesse aussi sobre que luxueux.

Laurent Ferrier ? Une manufacture appréciée des collectionneurs, un sésame que se glisse à l'oreille un cercle averti d'amateurs de pièces simples, luxueuses et techniques.

Ancien de chez Patek Philippe

Il faut dire que le parcours de cette figure de l'horlogerie indépendante force le respect. Après des études d'horloger dans les années 1960, le natif de Neuchâtel fait ses armes chez Patek Philippe. Son destin semble tracé, mais une autre passion l'éloigne un temps de l'horlogerie au profit des circuits automobiles, comme ceux de l'épreuve des 24 Heures du Mans à laquelle il participe sept fois. Revenu à son premier amour, il prend en 1974 la direction du département création chez Patek Philippe. « J'ai occupé ce poste durant 37 ans, raconte Laurent Ferrier, à l'heure où mes confrères prenaient leur retraite, j'ai décidé de monter ma propre marque en 2010, à 64 ans. »

Avec sa première création, le Galet Classic Tourbillon Double Spiral, il s'attaque à la reine des complications : le tourbillon. Une bonne idée, puisqu'elle remporte la plus haute distinction du secteur, le Grand Prix d'horlogerie de Genève. « Ce fut une surprise. Je ne pensais pas ce choix suffisamment original pour nous permettre de remporter le prix dès notre première participation », concède celui que les concurrents appellent affectueusement le « papy de l'horlogerie ». « Nous avons également fait le choix de développer nos propres échappements », une performance rare qui garantit une complète indépendance.

Luxe discret

Le calibre à remontage manuel privilégie la lisibilité : la date est indiquée par une aiguille centrale tandis que les jours et les mois s'affichent par disques à 12 h. L'indication de la réserve de marche (80h) s'affiche quant à elle sur la face arrière.

En huit ans, Laurent Ferrier développe cinq calibres maison, met au point le chronomètre le plus précis du marché et produit 150 pièces par an. Une belle performance. Mais la maison ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Elle présente cette année son premier calendrier annuel. « Le garde-temps affiche automatiquement le mois, le jour et la date exacte pour les mois de 30 et 31 jours. Elle n'exige qu'une correction par an, fin février », réexplique patiemment l'homme fort de la maison, qui revendique le caractère utile au quotidien de l'instrument. La date est pointée par une aiguille rouge, tandis que le jour et le mois se lisent dans des guichets placés à midi.

Côté design, Laurent Ferrier prouve une nouvelle fois son talent à dessiner des boîtes parmi les plus réussies. « Le point de départ est la montre d'école. Ce boîtier rond que fabriquent tous les apprentis horlogers au cours de leurs études, décrypte le fondateur. Il y a également le galbe distinctif des pièces sobres de l'horlogerie du XIXe siècle, dont les lignes rappellent la forme d'un galet. » Le calibre à remontage manuel privilégie la lisibilité : la date est indiquée par une aiguille centrale tandis que les jours et les mois s'affichent par disques à 12 heures. L'indication de la réserve de marche (80 heures) s'affiche, quant à elle, sur la face arrière, pour mieux fuir l'ostentation.

PAR CONSTANCE ASSOR
www.lepoint.fr

 



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