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Bijoux, montres et sacs passeront du clou au marteau
 
Le 16-04-2019
de SOJH® - News des ventes aux enchères

Le Crédit municipal s’apprête à vendre les objets, déposés dans ses coffres, contre un prêt et dont les propriétaires ne paient plus les intérêts. Près de 300 objets, essentiellement des bijoux, des montres et des sacs, seront proposés ce jeudi 18 avril à la salle des ventes de Belfort.

Une broche Van Cleef & Arpels, une bague en or gris avec diamant d’un carat, des colliers en or, des boucles d’oreille, mais aussi de la maroquinerie et des montres… Le catalogue de la prochaine vente aux enchères organisée par le Crédit municipal de Belfort, jeudi 18 avril, est plutôt bien rempli avec près de 300 lots qui seront proposés. « Il ne s’agit pas d’une vente de prestige, mais d’une vente assez représentative de notre activité », reconnaît Yann Py, responsable de l’agence belfortaine du Crédit municipal.

Pas de tableau de maître, de montres ou de sacs de luxe, donc. Mais, avec des mises à prix comprises entre 5 € et 1 650 €, les amateurs devraient encore réussir à faire quelques bonnes affaires. « Par rapport à leur valeur à neuf en bijouterie, certains bijoux peuvent être achetés cinq à six fois moins chers lors de nos enchères », explique-t-il.

Tous ces objets, qui tenteront de trouver preneur sous le marteau de Me Dufrêche, commissaire-priseur, ont été déposés chez « Ma tante » contre un prêt d’argent. À Belfort, le prêt moyen se situe ainsi autour de 800 €.

Depuis quelques années, le profil des « clients » de l’établissement de prêt sur gage a évolué. « Aujourd’hui, nous recevons toujours des personnes en relais de trésorerie en fin de mois. Mais la plupart des déposants viennent financer un gros projet : voiture, études des enfants, voire même création d’entreprise », souligne Yann Py.
Ici, pas besoin de se justifier, pas de risque de refus et de l’argent disponible tout de suite. « Nous sommes un produit résolument moderne », se réjouit le responsable d’agence. Le contrat de prêt sur gage est établi sur deux ans avec des intérêts à payer tous les six mois.
Mais dans un cas sur dix, les propriétaires des objets ne parviennent pas à rembourser les intérêts liés à leur dépôt. Et les objets finissent aux enchères. C’est le seul moyen pour le Crédit municipal de couvrir ses frais. Et pour les connaisseurs de faire de belles acquisitions.

"Le bénéfice de la vente est reversé au déposant"

Questions à Yann Py, responsable d'agence du Crédit municipal à Belfort.

Le Crédit municipal organise une à deux ventes par an. Comment se préparent ces enchères ?
« Cela demande beaucoup de travail. Nous préparons cette vente depuis février. Il faut d’abord sélectionner les objets que nous allons présenter. La liste doit ensuite être validée par le président du tribunal, car une vente du Crédit municipal est une vente judiciaire. Enfin, il y a un travail physique de préparation des bijoux : contrôle, étiquetage, photos pour le catalogue… »

Les propriétaires, dont l’objet a été mis en vente, peuvent-ils encore le récupérer avant la mise aux enchères ?
« Bien sûr. On donne le maximum de chances au déposant de récupérer leur objet. Ils peuvent rembourser ce qu’ils doivent ou payer les intérêts en retard pour relancer leur contrat de prêt. »

Que se passe-t-il si le prix de vente aux enchères dépasse le montant du prêt que vous aviez accordé ?
« Dans ce cas, il y a ce qu’on appelle un boni, un bénéfice, que le déposant peut réclamer dans les deux ans suivant la vente. Les enchères nous servent juste à couvrir notre prêt et les intérêts. »

Et dans le cas d’une vente à perte. Demandez-vous la différence ?
« Non, nous ne réclamons rien. C’est peut-être que nous avions surestimé son bien ou, dans le cas de l’or, que le cours s’est effondré. Mais heureusement pour nous, ces ventes à perte sont très rares. »

Un agrément des douanes pour poinçonner les bijoux en or

À Belfort, le Crédit municipal a une compétence en bijouterie. Yann Py et ses collaborateurs sont donc à même de recevoir et estimer directement les bijoux apportés. Mais surtout de contrôler la qualité de l’or. Si le plus simple est de vérifier le poinçon, apposé sur tous les bijoux en or, celui-ci peut être absent ou devenu invisible avec l’usure du temps. Dans ce cas, le test de la pierre de touche est pratiqué pour contrôler la qualité de l’or utilisé. À la suite de la vente aux enchères et à la demande de l’acheteur, le bijou peut être à nouveau poinçonné par le guichet belfortain, qui a reçu un agrément spécial des douanes.

L'Est Républicain

 



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