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Breguet, une montre à histoires
 
Le 29-10-2019

Le roi du tourbillon, a développé un modèle extra-plat dont le mouvement magistralement squeletté a été fabriqué en or, clin d’œil à la fascinante pièce unique Marie-Antoinette.

Cela commence comme un conte et se poursuit comme un roman à suspense. Le premier épisode se déroule juste avant la Révolution française. Entre autres inventions et accessoires à la mode, le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette se passionnent pour les garde-temps de l’horloger Abraham-Louis Breguet, et acquièrent plusieurs de ses pièces. En 1783, un admirateur de la souveraine - resté anonyme - commande, pour la lui offrir, la montre la plus spectaculaire possible. L’ordre précise qu’elle doit concentrer tout le savoir-faire de l’époque, et compter un maximum de composants en or. L’horloger suisse, très en vogue dans de nombreuses cours européennes, dispose alors d’un atelier à Paris, quai de l’Horloge.

Piqués par le défi, les artisans se mettent à l’ouvrage. Le travail est titanesque, et la reine meurt avant la fin de sa fabrication. Il faudra plus de quatre décennies pour terminer ce modèle de poche en or, à remontage automatique de 823 composants, qui cumule une répétition minutes, une équation du temps, un quantième perpétuel complet, une grande seconde indépendante (ancêtre du chronographe)… La montre entre dans la légende et fascine les collectionneurs à travers les décennies.

Lorsque le fondateur du Swatch Group, Nicolas G. Hayek, reprend la marque en 1999 et découvre l’histoire, il remonte la trace de cette pièce exceptionnelle qui a été léguée à un musée de Jérusalem. Mais, coup de théâtre: la Marie-Antoinette est introuvable et aurait été volée en 1983… Il promet une coquette récompense pour remettre la main dessus. En vain. Qu’à cela ne tienne: sur la base d’archives, de descriptions et de photos, l’entrepreneur se lance dans sa reproduction à l’identique. Quand en 2007, la réplique est presque prête, l’originale réapparaît soudain à Jérusalem!

Plus de dix ans après cette épopée, la marque produit aujourd’hui, pour la seconde fois, un mouvement en or qui équipe la Classique Tourbillon Extra-Plat Squelette. Son architecture envoûtante, évidée au maximum et d’une épaisseur de 3 mm, est un exploit technique tant dans sa construction horlogère (qui allie toutes les innovations contemporaines, notamment un échappement en silicium et une cage de tourbillon en titane) que dans ses finitions (avec un travail remarquable d’anglage, de gravure et de guillochage). Pour ne rien cacher de cette mécanique de haut vol, le remontage se fait grâce à une masse périphérique. Du grand art.

Le Figaro

 



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