.
A PROPOS
En chiffres

Témoignages

Recherche de solutions

Contact

 



Ces montres folles qui vont faire parler d'elles
 
Le 09-02-2019

Heure liquide, mallette atomique, couronne intelligente ou cadran à arroser... Ces objets horlogers non identifiés transgressent les canons du genre.

Plan plan, l'horlogerie ? Que nenni ! Aux traditionnels cadrans ronds et aiguilles plates, des horlogers opposent une vision transgressive ou expérimentale de leur savoir-faire. Un exercice de style rafraîchissant, dans un marché qui se partage entre références vintage revitalisées et nouveautés savamment positionnées.

De l'épate au féminin

Le pionnier en la matière est un certain Louis Cartier. Non content d'avoir inventé la montre bracelet pour son ami, le pilote Alberto Santos-Dumont, ce dernier invente la… Baignoire. Il ne faut pas se fier à ses courbes sages et sa silhouette menue. La baignoire est par essence un modèle transgressif. Lorsqu'il l'imagine au début des années 1910, il questionne la forme ronde et s'inspire d'un objet somme toute ordinaire : la baignoire sabot dans laquelle il a pour habitude de barboter. L'esthétique ne cessera d'évoluer jusqu'à dessiner, à la fin des années 1950, l'ovale qu'on lui connait, légèrement incurvé, cadran frappé de chiffres romains ou arabes et bordé de godrons d'or.

Les années 1960 marquent un deuxième temps dans l'histoire du garde-temps. Le Swinging London bat son plein, la volonté de casser les moules fait son chemin et s'infiltre jusque dans les ateliers cossus de la maison. Le studio britannique accouche d'un modèle oversize qui s'étire à l'extrême. Shocking ! Retravaillée par le studio, la Baignoire allongée fait cette année son retour et ose l'extravagance d'une lunette extralarge, sculptée de picots évoquant des « clous de Paris », un classique du répertoire joaillier Cartier.

Audemars Piguet cultive encore davantage la fibre joaillière avec « Sapphire Orb ». Une pièce unique aux volumes débridés dont les courbes positionnées en strates se parent de quelques 12 000 diamants et saphirs. La montre à secret est d'une rare complexité - le sertissage a nécessité plus de 1050 heures de travail – et rappellent que cette industrie séculaire peut encore surprendre et innover esthétiquement parlant. Dans un autre registre, Richard Mille, pourtant réputé pour ses modèles virils, mise sur la douceur, les métiers d'art et les couleurs pastel. Il ne renie pas pour autant son A.D.N : calibres de haute voltige et boîtiers aux proportions musclés. Cette recette détonante est à l'origine des 10 modèles de la collection fruits et bonbons. Une ligne acidulée, frondeuse et franchement décalée qui affiche au grand jour sa volonté de s'adresser aux femmes. Une clientèle sensible aux belles mécaniques, qui ne se contente plus de modèles masculins réduits et pavés.

Mère nature au poignet

Lors du dernier Salon International de la Haute Horlogerie, le manufacture reine du buzz, H. Moser & Cie, n'a pas failli à sa réputation. Au menu ? Une montre éco-responsable, la bien nommée Moser Nature, première montre vivante, 100 % fabriquée et cultivée en Suisse. Sur son cadran en acier et son bracelet en gazon poussent succulentes, mousse, mini-echeverias, cresson, tradescantias et oignons de semence. Dotée d'un mouvement à remontage manuel, cette concept watch d'un diamètre de 42 mm affiche les heures et les minutes et dispose de trois jours de réserve de marche, à condition… d'être taillée régulièrement !

Ressence, jeune pousse belge connue pour ses montres mécaniques innovantes, imagine quant à elle une pièce hybride. La Type 2 est en effet la première montre mécanique enrichie d'une couronne intelligente, l'e-Crown. Ce module horloger se compose de disques et de cadrans qui semblent continuellement graviter les uns autour des autres. Activée et commandée en tapotant une ou deux fois le verre bombé du cadran, la couronne 2.0 tire son énergie de la lumière absorbée par ses micro-volets photovoltaïques. Une fois connectée et réglée, plus besoin de vérifier ou de corriger l'heure, même après plusieurs mois d'inactivité.

Tout aussi surprenant, le très pointu Urwerk croise deux approches de la mesure du temps, mécanique et atomique. La montre-bracelet AMC s'associe donc à une pendule atomique portable (de 35 kilos !), l'Atomolithe, pour une synchronisation exacte de l'affichage des minutes et des secondes de la montre avec celui de la pendule atomique. La nuit, il suffit de la poser dans son berceau atomique pour la remonter. Enfin, HYT watches - qui a fait de l'heure liquide sa spécialité - milite pour une lecture originale de l'écoulement du temps. La H1.0 se caractérise ainsi par une transparence tridimensionnelle qui revèle le module microfluidique breveté, associé à un calibre mécanique squeletté exclusif et à l'affichage clair de la réserve de marche.

Le Point

 



Copyright © 2001 - 2019 Inter Group News All Rights Reserved