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En dépit de la reprise, la crise du quartz s’accentue
 
Le 31-05-2018

Il s’est vendu 3,3 millions de montres électroniques en deux ans. Depuis 2000, la chute est vertigineuse.

Entamée il y a maintenant plus de dix-huit mois, la sortie du trou d’air connu sur 2015 et 2016 par les ventes de montres suisses à l’étranger s’accélère cette année. En moyenne depuis le 1er janvier, les ventes totales enregistrées sont supérieures de plus de 11% à celles de l’an dernier sur la même période. Même les montres de gamme moyenne inférieure – celles dont le prix d’usine se situe entre 500 et 3000 francs, soit des modèles de plus d’un millier de francs en boutique –, qui affrontent une concurrence féroce, «continuent d’afficher les plus fortes progressions», notait mardi la Fédération de l’industrie horlogère à l’occasion de son point de conjoncture mensuel.

Les montres à quartz restent en revanche les grandes oubliées de ce renouveau. Les volumes écoulés continuent de se tasser cette année. Un recul qui suit un véritable effondrement connu ces deux dernières décennies.

Retour aux décomptes de la Fédération horlogère. Si le rythme actuel des ventes se maintient, la Suisse aura écoulé 15 millions de montres électroniques cette année. Contre 17 millions au cours de 2017, une année déjà très difficile, la chute ayant alors «eu une influence sur les volumes de l’ensemble du secteur», alertait à la fin de décembre la Fédération horlogère.

À titre de comparaison, l’an dernier, la Suisse a vendu 7,2 millions de montres mécaniques – à un tout autre prix unitaire, ce qui leur permet, au final, de rapporter cinq fois plus au pays.

Un autre élément de comparaison? Apple a dû vendre l’an dernier 17 millions de ses «smartwatches», à en croire les estimations des grands bureaux d’études, comme l’américain IDC. La «réinvention» de ces montres par les géants de l’électronique grand public – Apple mais aussi Samsung – semble donc amplifier l’effondrement observé sur les deux dernières décennies.

Au tournant du siècle, la Suisse écoulait 27 millions de montres électroniques. En 2010, ces volumes étaient passés à 21 millions, soit 20% de moins. En 2015, ils étaient en retrait de 25%. Tout s’est accéléré ces deux dernières années, 3,3 millions de modèles n’ayant plus trouvé preneur.

Résultat, en fin d’année dernière, la Suisse vendait 37% de montres à quartz en moins – soit une disparition d’un gros tiers des volumes en l’espace de dix-sept ans. La stratégie de montée de gamme et de sophistication des produits a beaucoup plus de peine à produire ses effets, les recettes affichant sur la même période une chute de 28%, soit un petit tiers.

Par Pierre-Alexandre Sallier
24heures.ch

 



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