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Le franc se renchérit encore en raison des tensions en Italie
 
Le 30-05-2018

La barre de 1,14 franc-euro a été franchie ce mardi dans un contexte de crise politique en Italie.

Le franc poursuivait mardi son raffermissement par rapport à l'euro, franchissant à la baisse la barre de 1,14 franc-euro dans un contexte de crise politique en Italie qui pénalisait l'ensemble des marchés - actions et obligations compris.

Vers 10h30, la monnaie suisse s'échangeait à 1,1446 franc pour un euro, avant de se relâcher quelque peu et refranchir la barre de 1,15 franc-euro en début d'après-midi.

"Les investisseurs ont vendu la monnaie unique (européenne) pour se réfugier dans des devises considérées comme sûres", à l'instar du yen et du franc, ont indiqué les analystes de Swissquote dans une note.

Selon Arnaud Masset, la paire de devises euro-franc teste actuellement le niveau de support entre 1,1450 et 1,15 euro-franc. Si la paire de monnaies parvenait à franchir à la baisse ce seuil, "cela ouvrirait la porte vers 1,12", a ajouté le spécialiste de Swissquote.

Les autres marchés étaient aussi affectés par les incertitudes politiques en Italie. Sur le marché obligataire, l'écart entre les taux d'emprunt italien et allemand à dix ans a ainsi dépassé mardi en milieu de matinée la barre des 300 points.

Au niveau des actions, la Bourse de Milan perdait plus de 3% en début d'après-midi, entraînant les autres places européennes dans le rouge.

En Suisse, l'indice vedette SMI reculait de 1,25%, tandis que sur le marché de la dette le Conf future progressait de 25 points de base à 161,91%, après avoir bondi la veille de 113 points.

L'Italie était dans l'attente mardi du gouvernement que doit proposer Carlo Cottarelli, incarnation de l'austérité budgétaire choisi par le président Sergio Mattarella après son veto sur un gouvernement populiste sans garantie de maintien dans l'euro.

M. Cottarelli n'a cependant pratiquement aucune chance d'obtenir la confiance d'un Parlement dominé par les populistes eurosceptiques et devrait donc expédier les affaires courantes avant des élections en septembre ou octobre.

AGEFI

 



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