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L’action Swatch Group brille, mais le SMI s’essouffle
 
Le 18-05-2018

Le leader mondial de l’horlogerie, comme d’autres grands acteurs du luxe, surpasse les marchés.

La progression de l’action Swatch Group ne peut qu’impressionner. Depuis le début de l’année, la valeur du titre du groupe biennois a augmenté de près d’un quart. Le SMI (Swiss Market Index, indice boursier du marché actions regroupant les vingt principales valeurs du marché suisse) a pour sa part perdu près de 7% au cours de la même période (voir infographie). Celle-ci avait il est vrai commencé avec le très haut historique du vendredi 5 janvier, à un peu plus de 9600 points, dépassant d’une cinquantaine d’unités celui de juin 2007.

Cela ne diminue en rien la performance de Swatch Group! L’ascension de son action se poursuivra-t-elle? La question divise certes encore les marchés. «Mais l’action du leader mondial de l’horlogerie dispose encore d’un potentiel de hausse. La classe moyenne chinoise continue de pourvoir à la demande. Le potentiel de croissance à long terme reste donc intact», estime Michael Clements, gérant de fonds de l’établissement genevois Syz Asset Management (Suisse) SA. En ce sens, le poids du marché de l’Empire du Milieu continuera de croître sur le marché du luxe: les détenteurs de marques à prestige y ont réalisé un tiers de leurs ventes en 2016 et ce devrait être 44% en 2025, selon le consultant américain McKinsey & Company.

Cela laisse augurer d’ardents combats pour la conquête de parts de marché dans la patrie de Mao. Face à cette réalité, Michael Clements, interrogé sur le site d’information financière zurichois cash.ch, insiste sur deux atouts majeurs de Swatch Group: la force de ses marques et une marge brute d’autofinancement particulièrement élevée. L’affaiblissement du franc ne gâte évidemment rien aux affaires. En fait, la plupart des marques de produits de luxe laissent apparaître, en ce moment, une vigueur dépassant largement les basses contingences monétaires.

Le groupe genevois Richemont dévoile ses dernières performances

En dépit de comptes libellés en euros, le groupe genevois Richemont profite ainsi, lui aussi, de l’environnement conjoncturel actuel. Son action a gagné plus de 11% au SMI depuis le début de l’année. Nombre d’investisseurs anticipent l’annonce d’excellents résultats vendredi, portant sur l’exercice écoulé, clos à la fin mars. Des analystes financiers s’attendent en effet à un bénéfice net en hausse de 24%, à 2,2 milliards d’euros. Du fait de ses propres estimations, l’établissement allemand Berenberg Bank relève toutefois une faiblesse notoire de Richemont: plus des deux tiers de son chiffre d’affaires dépendraient de sa seule marque Cartier.

La plupart, si ce n’est tous les grands noms du luxe surfent néanmoins sur une phase ascendante de leurs ventes. Illustration significative: le groupe français LVMH a commencé l’année avec un chiffre d’affaires en hausse de 11% au premier trimestre, par rapport à la même période un an plus tôt. La seule publication de ces résultats avait permis à l’action de la première capitalisation boursière du CAC 40 de gagner près de 5%, le mardi 3 avril. La firme française Kering, portée par le succès de sa marque Gucci (environ 60% du chiffre d’affaires de la maison mère), jouit aussi de la sympathie des investisseurs. La cotation du titre Hugo Boss, à l’indice allemand MDax, se porte aussi relativement bien.

Par Philippe Rodrik
24heures.ch

 



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